Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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A la peine depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les partis cherchent à se montrer force de propositions pour sortir de la crise des gilets jaunes que traverse le pays. A gauche, le Parti socialiste pâtit de la concurrence de la France insoumise. Mais il tente de se faire entendre.
Dimanche, le PS a d’abord écrit au premier ministre Edouard Philippe pour demander des Etats généraux « sur le pouvoir d’achat et le financement de la transition énergétique ». Reçus ce lundi matin à Matignon comme les autres partis, les responsables socialistes mettent aujourd’hui sur la table une proposition de loi (PPL) pour sortir de la crise. « L’obstination n’est plus possible aujourd’hui » a lancé le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, à la sortie. Avec son homologue de l’Assemblée nationale, Valérie Rabault, et Olivier Faure, numéro 1 du PS, ils déposent cette PPL. Huit propositions à « mettre en œuvre tout de suite », dès janvier 2019.
Face à cette crise des gilets jaunes, le PS doit faire le point ce lundi soir lors d’un bureau national exceptionnel, organisé au Sénat. Le premier secrétaire Olivier Faure n’a pas exclu que son parti se joigne à la motion de censure des communistes et de la France insoumise, à l'Assemblée nationale. Un renfort des 30 députés du groupe socialiste indispensable pour déposer la motion. L’addition des groupes communistes et France insoumise rassemble 32 députés. Il en faut 58 pour déposer une motion de censure.
« Nous ne sommes pas là pour mettre de l’huile sur le feu, nous cherchons à donner des réponses » a expliqué à Public Sénat Olivier Faure, avant le bureau national (voir les images de Flora Sauvage et Samia Dechir). « Soit le gouvernement bouge » et le PS n’ira pas plus loin. Mais dans le cas contraire, le premier secrétaire prévient : S’« il ferme la porte à toute réelle discussion. Dans ce cas, nous irons jusqu’au bout en déposant, signant et votant une motion de censure avec le reste des partis de gauche ».