Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Le sénateur, invité de Territoire Sénat ce matin, revient d’abord sur les annonces d’Emmanuel Macron et du Premier ministre, Édouard Philippe. Concernant la hausse de la TICPE prévue en janvier, le sénateur « ne comprend pas pourquoi le Président se braque. » Il dénonce un problème de méthode dans « une période de tension sociale aiguë. » Pour lui, « on n’est pas en face d’une réforme environnementale, mais en face d’une augmentation banale des taxes, qui pénalise ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. »
Philippe Bas dénonce la méthode du gouvernement qui est inintelligible pour la plupart des Français. En effet, le président multiplie les réformes fiscales, menant de front « une baisse de la taxe d’habitation, une hausse de la CSG et une hausse de la TICPE ». Le sénateur s’interroge : « Qu’est-ce que les gens peuvent finir par comprendre de tout ce micmac fiscal ? » Plus simplement, il résume : « Ce qui permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat, c’est le travail, or le chômage ne baisse pas et la croissance est en berne. »
Concernant la colère des Gilets jaunes, il refuse toute instrumentalisation : « Ils ne sont pas manipulés par qui que ce soit, ils viennent spontanément dire leur hostilité. » Il critique « la sorte d’indifférence, comprise comme une arrogance » de la part du gouvernement. La décision d’Édouard Philippe de recevoir les porte-paroles est une bonne chose, mais « il aurait mieux valu, depuis 18 mois, entretenir avec les partenaires sociaux un rapport normal de partenariat. »
Le sénateur dénonce le mépris dont le Président a fait preuve vis-à-vis des corps intermédiaires. Il constate qu’ « à force de s’adresser directement à l’opinion publique, sans jamais discuter avec les corps intermédiaires, on se trouve dans une situation où, entre le pouvoir et la rue, il n’y a pas d’interlocuteur reconnu. » Pour lui, le fait de recevoir les porte-paroles envoie un bon signal, mais « il ne suffit pas de recevoir les gens pour que tout s’arrange. »
Le sénateur « ne souhaite pas empêcher le gouvernement de faire des réformes. » Mais il remet les choses à leur place : « Il ne s’agit pas d’une réforme environnementale mais d’une hausse d’impôts pour compenser la baisse de la taxe d’habitation. » Il constate que le gouvernement est à la peine : « Il fait des cadeaux de taxe d’habitation, ensuite il ne sait pas comment les financer, alors il augmente d’autres impôts. »