Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Les présidents des associations d’élus constatent que « la société de l’égalité des chances annoncée n’est pas ressentie comme telle par de nombreux Français. » Pour eux, « les Français se sont sentis incompris et ignorés », tandis que « les corps intermédiaires ont été écartés du dialogue. »
C’est dans ce cadre que s’inscrit leur proposition de recréer du lien, au travers de cinq mesures phares :
Tout d’abord, un moratoire sur la hausse des carburants, qui est, pour eux, « un préalable mais pas la seule réponse. » Cette suspension doit être assortie d’un « moratoire absolu sur la fermeture des services publics » quels qu’ils soient : santé, éducation, sécurité. Le but étant de recréer du lien dans des collectivités qui se sentent abandonnées.
Ensuite, Hervé Morin (Régions de France), François Baroin (AMF) et Dominique Bussereau (ADF) réclament la co-construction d’un nouveau contrat social. Cette « occasion historique » doit redonner un souffle à la démocratie de proximité, dans le cadre d’un dialogue avec tous les corps intermédiaires. Les citoyens doivent pouvoir s’investir tandis qu’ils se sentent « mis à distance » dans la politique actuelle.
En préalable à la co-construction d’un nouveau contrat social, les élus demandent l’organisation d’une grande consultation sur tous les territoires. Cette consultation doit permettre « de laisser s’exprimer les colères et les attentes. » Les citoyens doivent pouvoir décider eux-mêmes de ce qui est le plus pertinent sur leur territoire.
Les élus reviennent ensuite à l’origine de la gronde : la taxe sur les carburants. Ils considèrent que la politique écologique « doit être redistributive et non punitive. » C’est dans ce cadre qu’ils proposent « un grand chantier sur la fiscalité écologique. » Ils réclament également une transparence dans l’usage qui est fait des prélèvements.
Enfin, les élus souhaitent une nouvelle étape de la décentralisation. L’idée est de « mettre fin à la contradiction entre un niveau de prélèvements obligatoires extrêmement élevé et le sentiment des citoyens d’être abandonnés par l’État. » Les élus proposent un basculement de certains services de proximité vers les collectivités, sans doublon.
Les présidents, au nom de tous leurs collègues, concluent ainsi : « Les élus locaux peuvent apporter au dialogue national la force de leur implantation et leur lien direct avec leurs concitoyens pour trouver l’apaisement dont la France a besoin. » Ils se mettent ainsi à la disposition du Président et du gouvernement pour mener à bien cette mission.