Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Sur la phrase de Gilles Le Gendre, prononcée ce matin sur notre antenne (voir notre article), le sénateur est catégorique : « C’est fort maladroit de sa part. » « Intelligent, subtil, on ne l’est jamais trop. » Pour lui, le problème réside dans la communication : « Il faut bien expliquer et ça n’a pas été le cas. »
Ce lundi, Édouard Philippe précisait la portée des mesures gouvernementales dans le journal Les Échos. Le sénateur n’y voit « pas de mea culpa. » Il a l’impression que l’équipe gouvernementale « paye son inexpérience politique. » Il diagnostique : « Un incendie, ça s’éteint tout de suite et vite, ça n’a pas été le cas. »
Dans les annonces d’Emmanuel Macron, le sénateur « sent la précipitation et l’improvisation. » Il considère qu’« on distribue de l’argent sans l’avoir dans les caisses. » Le sénateur déplore une situation de « laxisme budgétaire » où « on n’a aucune marge de manœuvre. »
Il prévient que ces dépenses « sont payées par du déficit et de la dette, donc, demain, par les impôts des Français. » « Ce n’est pas une bonne nouvelle » conclut-il.
Sur l’examen des mesures sociales, le sénateur reconnaît qu’il faut aller vite. L’objectif : « Sortir de ce conflit le plus vite possible. » Il déplore « le peu de marge de manœuvre » laissé aux parlementaires qui devront « mettre un mouchoir sur leurs revendications. » « On ne peut pas faire autrement. »