Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Olivier Jacquin salue tout d’abord le travail des forces de l’ordre, doublement mobilisées par les Gilets jaunes et par « le contexte extrême de terrorisme. »
Sur les annonces économiques, il déplore que « le Président ait beaucoup improvisé, mal géré » mais constate « un apaisement » depuis lundi soir. Olivier Jacquin rappelle « la liberté de manifester » mais s’interroge : « Est-ce que moi j’irais manifester ? Ça dépend de ma place dans la société. »
Sur le pouvoir d’achat, « il faut aller vite. » Le groupe socialiste au Sénat a fait une proposition de loi sur le pouvoir d’achat début décembre (voir notre article). Cette PPL comprenait huit propositions dont « peu ont été reprises par le gouvernement. »
Olivier Jacquin craint « des déceptions très fortes fin janvier », par exemple sur la prime d’activité. Cette prime, rappelle-t-il, est touchée par seulement 30 % des Français qui y ont droit. « Ce n’est pas dans l’esprit des Français de tendre la main. »
Les annonces du Président ont permis d’apaiser, notamment la baisse de la CSG sur les petites retraites, mais non de résorber la colère car « les réponses sont insuffisantes. » Pour Olivier Jacquin, « ce n’est pas un virage à gauche, le Président tend la main mais maintient sa ligne. »
Olivier Jacquin considère que « le Président s’est presque excusé » pour ses erreurs de communication. Il revient sur certains propos : « Lorsque vous êtes en bas et que vous entendez "premier de cordée", c’est très brutal et très violent. » Pour lui, le Président a créé « des blessures fortes » dans le pays.
Olivier Jacquin est l’auteur, avec la délégation sénatoriale à la prospective, d’un rapport sur les nouvelles mobilités. Il constate que « le déplacement automobile est un acquis social » et que « revenir sur cet acquis a mis le feu aux poudres. »
Le sénateur a des propositions fortes pour redynamiser la mobilité. Pour lui, il faut « une régulation publique très forte. » Il déplore « un foisonnement d’initiatives en zones très denses et une relégation dans les zones enclavées. »
Sur la loi mobilité, « l’intention de la ministre était très bonne mais le texte a été vidé de sa substance. » Le sénateur suspecte « une vengeance de Bercy qui a mis trop d’argent sur le ferroviaire. » Ainsi, en l’état, « c’est une loi qui n’a plus les moyens financiers. »
Olivier Jacquin propose deux axes à la régulation publique : en zone dense, régler les problèmes de circulation et, en zone peu dense, stimuler la créativité. Cela passe par le développement de toutes les formes de partage. Le but : « Faire de l’automobiliste un agent des services publics. »