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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Hervé Morin "craint" que le mouvement des "gilets jaunes" n'aboutisse à une dissolution de l'Assemblée nationale, a indiqué lundi le président des Centristes.
"Face à la continuation de mouvements qui sont de plus en plus quasi insurrectionnels (...), si les choses durent encore comme ça pendant des semaines, il n'y aura d'autres solutions que de dissoudre", a déclaré le président de la Normandie lors d'un déjeuner de presse à Caen.
Et "je dis +inquiétude+; parce que, pour prendre ma famille politique, il n'y a pas au niveau national une personne capable d'incarner rapidement une alternative qui nous évite le schéma cauchemardesque que représenterait une espèce de majorité constituée du Rassemblement national et d'un mouvement +gilets jaunes+", a précisé M. Morin qui est aussi président de l'association des régions de France (ARF).
Les +gilets jaunes+ commencent à avoir des correspondants départementaux. Il y a des gens qui sont en train de bâtir un vrai discours politique (...) et, donc, ça va se terminer en parti politique cette histoire", a estimé M. Morin.
L'ancien ministre de la Défense, qui constate une "haine incroyable du chef de l'Etat "(Emmanuel Macron), a dit ne pas être d'accord avec ceux qui parlent des "gilets jaunes" comme "des fascistes" ou des "séditieux".
"J'ai soutenu" ce mouvement au départ (...) mais "il y a un moment, il faut s'arrêter. Il faut donner au moins une chance au dialogue", a-t-il ajouté.
La situation est "très inquiétante" car "la démocratie, c'est très fragile", a ajouté M. Morin.