Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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En pleine audition sur le projet de loi de lutte antiterroriste, Marlène Schiappa a eu droit à une « question d’actualité ». Au lendemain de la gifle reçue par Emmanuel Macron lors d’un déplacement dans la Drôme, le questeur du Sénat, Philippe Bas a souhaité savoir avec insistance « si un débriefing avait eu lieu entre les responsables du service de la sécurité présidentielle. Est-ce qu’on a observé des lacunes ? » De quoi rappeler l’ambiance de la commission d’enquête Benalla, dont il était le président, tant les échanges ont fini par se tendre.
La ministre a d’abord argué qu’en vertu de la séparation des pouvoirs elle n’était pas habilitée à communiquer « sur cette enquête ». Une réponse loin de satisfaire Philippe Bas qui lui a rappelé la prérogative de contrôle du Parlement sur l’exécutif. « Nous connaissons très bien le principe de la séparation des pouvoirs. Je n’empiète nullement sur les prérogatives de la justice, je me borne à l’exercice d’une mission qui est celle du Parlement prévue par la Constitution […] Vous avez le droit de pas répondre à ma question. Si vous pensez qu’après un tel évènement, il n’y a pas lieu d’évaluer les risques auxquels le président de la République peut être confronté […] C’est votre droit le plus strict », a-t-il rétorqué, précisant que la réponse pouvait être apportée ultérieurement.
Des mots qui ont quelque peu agacé Marlène Schiappa. « Ai-je besoin de vous répondre ? Alors oui, je partage la préoccupation et je souhaite que la sécurité du Président soit bien assurée », a-t-elle ironisé avant d’ajouter : « Je suis une humble ministre déléguée à la citoyenneté qui vient vous répondre à cette audition au pied levé (Elle remplaçait Gérald Darmanin sur la question de la loi SILT). Il ne m’appartient pas de prendre en charge l’évaluation du service sécurité de l’Elysée […] Je n’ai pas d’éléments. Je ne suis pas fondée à en avoir, ni à les partager avec vous ». (voir l’échange ci-dessus)