Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Sandra Cerqueira
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Pour l’actuel Président du Sénat, Gérard Larcher : « Gaston Monnerville a servi trois Républiques : la IIIe République, la IVe République et la Ve République. Mais, en fait, il a servi la République. Une et Indivisible. Il l’a fait comme élu député, il l’a fait comme maire, au plus proche du terrain, mais il l’a fait, bien sûr, comme Président du Conseil de la République, puis Président du Sénat. Voilà ce qu’incarne, pour moi, un grand serviteur de la République, une et indivisible. » (voir le reportage ci-dessous)
Introduisant la table ronde consacrée au 30eme anniversaire de Gaston Monnerville, Gérard Larcher a dressé le portrait d’un homme libre et engagé, qui a « consolidé le prestige de la présidence du Sénat ». Pour le Président du Sénat : « Gaston Monnerville, qui présida l’entrée au Panthéon de Victor Schoelcher et de Félix Eboué, mérite de les rejoindre aujourd’hui. »
Le Sénat, ce fut la grande affaire de Gaston Monnerville. Il en devient le Président en 1947 alors que la Chambre Haute se nommait Conseil de la République. Quand le Général de Gaulle revient au pouvoir en 1958, Gaston Monnerville est toujours à la tête de la deuxième Assemblée. Il y restera 10 ans.
10 années d’affrontement parfois moucheté, mais souvent frontal avec l’exécutif. Il y a d’abord en 1962 son refus de l’idée gaullienne de l’élection du Président de la République au suffrage universel. Puis son opposition radicale, en 1968-1969, à la réforme voulue par le Général de Gaulle, visant à une diminution des pouvoirs du Sénat. Gaston Monnerville quitte son fauteuil de Président.
1 an plus tard, le référendum voulu par de Gaulle est perdu, mais d’une certaine manière gagné par Gaston Monnerville, qui conservera 6 ans encore son mandat de sénateur.
A 77 ans, le Guyanais termine son parcours politique au Conseil constitutionnel qu’il avait pourtant souvent égratigné tout au long de sa carrière exceptionnelle.