Politique
Invité de la matinale de Public Sénat, le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel a demandé la démission d’Emmanuel Macron et l’organisation de nouvelles élections.
Le
Par Public Sénat
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Autre chambre parlementaire, autre ambiance. Même si tous les présidents de groupe sénatoriaux étaient loin d’être acquis à la cause du gouvernement, Élisabeth Borne n’a pas manqué de souligner l’état d’esprit différent régnant au Sénat ce 6 avril. Pour le nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement, Franck Riester, c’est bien la méthode sénatoriale qui doit servir d’inspiration politique dans ce paysage politique fragmenté. Le Sénat est « une méthode de travail, de sérieux, d’écoute, qu’il nous faut particulièrement, collectivement, retenir dans ce moment particulier. »
La « nouvelle méthode » exposée par la Première ministre, consistera à « tenir compte de l’avis de celles et ceux, dans les partis de gouvernement, qui sont constructifs », a développé le leader d’Agir, la droite constructive.
L’interlocuteur gouvernemental des parlementaires n’a d’ailleurs pas apprécié le vacarme qui a ponctué la prise de parole d’Élisabeth Borne à l’Assemblée nationale. Franck Riester évoque des députés NUPES (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) « qui étaient très agressifs, presque caricaturaux dans leur façon d’être dans l’opposition très dure, sans proposition ». « On doit être dans une autre façon de travailler », selon le ministre.
À la veille de la présentation du projet de loi en faveur du pouvoir d’achat, Franck Riester a même relevé des dissensions au sein des Républicains. « On a senti que Bruno Retailleau n’était parfois pas d’accord avec les propositions de ses collègues de l’Assemblée nationale », a-t-il souligné.