Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Valérie Pécresse est rhabillée pour l’hiver. Interviewée sur Public Sénat, à l’issue des questions d’actualité au gouvernement, ce 20 octobre, Amélie de Montchalin a sévèrement brocardé la dernière proposition de Valérie Pécresse. La présidente du Conseil régional d’Île-de-France, qui espère décrocher l’investiture des Républicains en décembre, propose de supprimer 200 000 postes de fonctionnaires si elle était élue à la présidence de la République.
Son objectif a même été rehaussé, puisqu’il n’était encore la veille que de 150 000 postes. « Ce n’est pas sérieux du tout », s’est étonnée Amélie de Montchalin. « C’est du grand n’importe quoi, personne n’y comprend rien. Les chiffres changent tous les jours. On a l’impression que c’est le bingo. » Celle qui fut stagiaire, durant six mois, de Valérie Pécresse, y voit un rappel de la promesse de François Fillon en 2016 de réduire de 500 000 les effectifs de la fonction publique. « Cela donne l’impression qu’il y a des signaux envoyés à un électorat qui est déjà perdu à droite. »
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La ministre a également reproché à la présidente de la région-capitale d’avoir fait preuve d’incohérence en voulant mettre en place une agence régionale des travaux d’intérêt général, autrement dit un « doublon » de l’agence nationale. « Valérie Pécresse dit des choses qu’elle ne s’applique pas. »
Dénonçant les « coupes sombres » de la révision générale des politiques publiques (RGPP) sous Nicolas Sarkozy, Amélie de Montchalin a dû justifier l’abandon par Emmanuel Macron de sa promesse de supprimer 50 000 postes dans la fonction publique d’État. « Notre politique aujourd’hui : nous ne bougeons pas le nombre total de fonctionnaires mais nous réallouons nos moyens », a-t-elle expliqué, mettant en avant les recrutements de policiers et de greffiers.