Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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C’est leur contribution au grand débat national. Les députés LR défendront début avril à l’Assemblée nationale une série d’idées, via une proposition de loi du « rétablissement du pouvoir d’achat ». « C’est la réparation des 20 premiers mois d’Emmanuel Macron », explique sur Public Sénat le député LR Éric Woerth. Baisse de l’impôt sur le revenu de 10%, retour sur la hausse de CSG sur les retraites, ré-indexation des retraites sur l’inflation, le président de la commission des Finances imagine aussi une nouvelle manière d’affecter les recettes aux politiques publiques.
« Il y a beaucoup de gens qui disent : on ne sait pas où notre argent va », constate l’ancien ministre. D’où son idée : proposer que les Français choisissent eux-mêmes une partie des arbitrages budgétaires. « Je propose, par exemple, que 5% de l’impôt sur le revenu, vous puissiez l’affecter à la politique de votre choix […] Cela montrerait qu’il y a aussi un impôt participatif. »
Éric Woerth rappelle également qu’il faut « aller plus loin » dans la baisse de la dépense publique. « Il faut plus de services publics mais on les délivrera autrement », détaille-t-il.
Il imagine encore une façon moins « punitive » de financer la transition énergétique, en réservant une « part verte » dans les grands impôts, comme un ou deux points de TVA directement réservés à l’environnement. « Ce serait une manière tout à fait nouvelle et plus acceptable que l’augmentation totalement débridée de l’essence ou l’énergie », considère-t-il.