Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Les partis politiques, en pleine campagne des européennes, ont du mal à trouver des financements pour leur campagne. Sachant que pour être remboursés par les pouvoirs publics, il faut atteindre le seuil des 3% de voix.
« C’est un véritable problème démocratique » estime Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris. « En 1988, la loi est intervenue pour limiter les abus que l’on avait connus avec les affaires (Urba et autres) de financements qui avaient défrayé la chronique. On a aujourd’hui des règles parmi les plus restrictives en Europe, pour le financement des partis. »
Selon l’avocat, l’effet pervers est qu’« il est très difficile pour les partis de trouver des financements traditionnels ». « Les banques (…) sont devenues très réticentes » ajoute-t-il.
Face à la frilosité des établissements bancaires, les partis politiques s’organisent et font parfois appel aux dons ou à des emprunts. C’est le cas, pour ces élections européennes, du Rassemblement national, de la France insoumise et de Génération.s.
Quant à ressortir l’idée de François Bayrou d’une « banque de la démocratie » (une banque publique permettant à tous les partis de faire campagne), Thierry Vallat est partagé. « Je trouve que c’était une bonne idée de base (…) Le problème c’est qu’elle est peut-être trop près de l’État (…) Elle a été retoquée lorsque le projet de loi a été présenté en 2017 (…) Le Sénat a dit « non, on est beaucoup trop près d’une banque d’État, qui pourrait avoir la mainmise sur le financement politique ». »
Et l’avocat de poursuivre : « Une banque de la démocratie : oui. Mais pas à n’importe quelle condition et certainement pas avec un robinet qui pourrait être coupé ou ouvert, au bon vouloir de l’État. »
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