Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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François Fillon a estimé lundi que l'homme était "en partie responsable" du réchauffement climatique et opposé "une forme de croyance" à la "recherche scientifique" sur la question des pesticides et herbicides.
"Est-ce que l'homme est responsable du réchauffement climatique ?", a interrogé le journaliste. "Il est en partie responsable du réchauffement climatique", a répondu le candidat de la droite sur le plateau de BFMTV.
Il a rappelé que son projet présentait "des mesures très ambitieuses pour que la France soit un pays exemplaire en matière de rejet de gaz à effet de serre", citant l'arrêt de "toute forme de production d'électricité à partir d'énergies fossiles".
Sur sa proposition de supprimer par ordonnance toutes les normes françaises allant plus loin que les directives européennes en matière agricole, il a souhaité qu'"on introduise dans la loi française un dispositif (par lequel) on s'interdise de sur-transposer les lois européennes".
"Il y a un marché agricole européen, il y a des normes européennes, pourquoi est-ce que nous, on ajouterait des normes supplémentaires aux normes européennes? Ou alors il faut sortir du marché européen", a-t-il argumenté.
Mais ce principe conduira-t-il à supprimer les restrictions sur les insecticides tueurs d'abeilles ? "Est-ce que cette loi correspond à une directive européenne? Je n'en sais rien, on verra". Les lois imposant 50% de pesticides en moins en 2025?, "J'abrogerai toutes les sur-transpositions des normes européennes", a insisté M. Fillon.
Et l'herbicide glyphosate ? "Ou bien on interdit la vente de ce désherbant, ce qui est un vrai sujet. Si c'est dangereux, on peut l'interdire bien sûr", a commencé M. Fillon, interrompu par le journaliste: "mais c'est dangereux !". "Oui, enfin, vous êtes un scientifique, un chercheur ?", a rétorqué le candidat.
"Je ferai confiance aux chercheurs, à la science, aux gens qui savent, qui proposeront des décisions", a-t-il développé, ajoutant "détester les gens qui ont des avis tout faits sur ces questions, qui viennent d'une forme de croyance plus que de recherche scientifique".