Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
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La semaine dernière, le Canard enchaîné révélait que Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, était à l’origine d’un montage immobilier réalisé lorsqu’il était à la tête des Mutuelles de Bretagne. Une opération légale mais qui aurait profité à sa compagne, mettant ainsi en doute sa probité. Par ailleurs, l’hebdomadaire indique que le député du Finistère a embauché son fils comme assistant parlementaire en 2014.
Mais le ministre n’est pas le seul du gouvernement Philippe à être empêtré dans des affaires puisque Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, est soupçonnée d’emplois fictifs concernant son ex-assistante parlementaire au Parlement européen. Une enquête préliminaire pour « abus de confiance » a été déclenchée par le parquet de Paris le 22 mars dernier. La députée européenne dément toute irrégularité.
« Tout ça est très malvenu car sont sur la sellette ceux qui étaient à l’avant-garde de cette dénonciation » d’un manque de moralité au sein de la sphère politique, constate Élisabeth Guigou. Elle estime toutefois que l’accusation portée à l’encontre de Marielle de Sarnez ne lui « paraît pas être de même nature que les affaires qui touchent le Front national ». Des eurodéputés FN, dont Marine Le Pen, sont en effet visés par une enquête similaire. « On parle d’une véritable industrie », renchérit la députée socialiste.
Pour l’instant, l’actuel ministre de la Justice, François Bayrou, n’a réagi à aucune des affaires. « Je comprends que le Garde des Sceaux garde une réserve de bon aloi pour des affaires qui sont devant la justice », commente celle qui a occupé ce poste sous le gouvernement Jospin. Elle regrette un climat de « soupçon a priori en raison de la multiplication des affaires qui ne concernent que quelques personnalités politiques et que quelques partis politiques », et préfère inviter le ministre de la Justice à ce qu’il reprenne la réforme constitutionnelle visant à garantir l’indépendance des magistrats du parquet, qu’elle avait portée il y a vingt et qui avait « été brutalement arrêtée par Chirac ».