Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a affirmé samedi qu'il souhaitait aller "au bout de la recherche de l'union" avec les autres forces de gauche en vue des européennes, se donnant jusqu'au mois de mars pour y parvenir.
"Chers camarades (...) Je vous propose quelque chose de très simple: on va jusqu'au bout de la recherche de l'union", a déclaré M. Faure devant quelques centaines de secrétaires de section réunis à l'Espace Charenton à Paris (XIIe).
"J'entends que dans nos rangs, il en est qui disent, +mais pourquoi on irait avec d'autres, quand en réalité nous sommes capables de faire tout seuls (...) Il faut se réaffirmer, ne pas s'effacer+. (...) Ce discours-là ne peut pas être le nôtre, au moment où tant de périls menacent la cohésion sociale, la démocratie et jusqu'à l'avenir de la planète", a-t-il poursuivi.
La plupart des sondages créditent le PS de 5 ou 6% des intentions de vote pour le scrutin du 26 mai, le seuil pour envoyer des eurodéputés à Strasbourg étant de 5%.
Et M. Faure d'interpeller les chefs de file d'EELV et Générations, Yannick Jadot et Benoît Hamon: "Les filles de Benoît, les filles de Yannick, elles diront quoi ? Est-ce qu'elles diront que le débat c'était de savoir s'il fallait ou pas sauver le PS ? Non, elles se diront que le débat c'était de gagner la bataille climatique", a-t-il lancé.
Rappelant que le PS s'est accordé avec Place publique, le mouvement lancé par l'essayiste Raphaël Glucksmann, sur "dix combats communs", M. Faure a annoncé que les militants recevraient prochainement du "matériel de campagne pour populariser ces dix propositions".
Il a redit qu'il serait lui-même candidat "si les calculs boutiquiers l'emportaient". Un Conseil national sera organisé dans les "prochaines semaines" et le PS dira en mars quelle est sa stratégie, a-t-il précisé.
S'il a été très applaudi, M. Faure n'a pas convaincu tous ses camarades. "On a l'impression que le premier secrétaire veut faire valider ses décisions à l'applaudimètre avec une salle organisée. Ce n'est pas possible. On va avoir un tract avec dix propositions. A quel moment on en a discuté ? (...) C'est une décision autoritaire sans validation", a réagi auprès de la presse l'ancienne secrétaire d'Etat Ségolène Neuville.
Un sentiment partagé selon elle par les membres du courant de Stéphane Le Foll, "et pas seulement".