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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Mardi, Emmanuel Macron a prononcé un discours devant le parlement européen à Strasbourg, ainsi qu’à Epinal dans la soirée. Le thème était le même : sa vision et son projet pour l’Europe. Une « bonne façon de faire » d’après Claude Malhuret, président du groupe les Indépendants au Sénat, qui se dit satisfait par cette volonté de parler aux pro-européens comme aux eurosceptiques.
Le sénateur qualifie de «bonne méthode » la « double prestation » d’Emmanuel Macron de discourir « d’une part devant les députés européens qui sont très européens, et d’autre part, à Epinal, où les dernières élections ont montré que tout le monde n’était pas très pro-européen ».
« Pour le moment, ses paroles ne sont pas extrêmement fixées » concède-t-il. Selon lui, pour concrétiser ses paroles en actes, Emmanuel Macron devra se heurter à deux difficultés : convaincre les européens qui ne sont pas d’accord avec ses propositions, et convaincre également les Français réticents. « Il va falloir convaincre beaucoup » répète-t-il avant d’aborder les prochaines élections européennes de 2019, qui, d’après lui, serviront de « clarification nécessaire entre deux France, dont l’une est manifestement pro-européenne et l’autre de plus en plus réticente ».
L’ancien député européen expose néanmoins une crainte. Celle de voir les prochaines élections européennes se transformer en référendum pro ou anti-Macron. « Les élections de mi-mandat sont, depuis des années maintenant, l’occasion pour les Français d’envoyer des messages hostiles au gouvernement, parce qu’aujourd’hui un gouvernement s’use beaucoup plus vite qu’avant » commente-t-il.
En se positionnant en chef de file de LaREM pour les prochaines élections européennes, avec notamment ses consultations citoyennes sur l’Europe, le Président de la République prend un risque politique. « Macron n’a pas l’habitude de reculer devant le risque politique » et n’a « pas le choix » jauge le sénateur qui estime qu’il « ne peut pas rester en retrait de ces élections ».