Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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En meeting sur ses terres de Seine-Saint-Denis, la tête de liste RN pour les élections européennes Jordan Bardella a dénoncé mercredi la "submersion migratoire" et "l'islamisme" qui mineraient ce département populaire, préfiguration selon lui ce que pourrait être "la France entière".
"La situation ici en Seine-Saint-Denis préfigure peut-être ce que sera demain l'ensemble de l'Ile-de-France, et après-demain la France entière si nous ne reprenons pas rapidement le destin de notre pays en main", a-t-il lancé à Bobigny, devant une centaine de militants.
"Ce qui m'a fait commencer à coller des affiches à la cité des Bosquets à Montfermeil, à l'âge de 16 ans, c'est évidemment la situation de submersion migratoire et de communautarisme que nous vivons dans ces territoires, et l'urgence de défendre notre identité", a-t-il raconté.
Citant un récent rapport parlementaire, le jeune candidat du Rassemblement national s'est offusqué que l'Etat soit "incapable de déterminer le nombre d'habitants en Seine-Saint-Denis en raison du chiffre ahurissant de l'immigration clandestine (...) estimée à 20% de la population, soit 400.000 personnes, l'équivalent de la population d'un département comme le Jura".
La "déferlante infernale ne s'arrêtera pas si nous ne mettons pas un terme à la pompe aspirante et au laxisme face à l'immigration clandestine", a-t-il poursuivi, déplorant que "40% des nouveaux nés de Seine-Saint-Denis aient un prénom arabo-musulman".
Evoquant le cas de sa famille, arrivée d'Italie dans les années 1960, il a défendu "les gens d'origine étrangère qui, dans les quartiers, aiment la France". "Mes parents sont issus d'une immigration qui s'est intégrée, s'est assimilée, a travaillé, aimait la France et voulait en être partie intégrante", a-t-il dit.
Décrivant des quartiers minés par le communautarisme et l'islamisme, il a promis que le RN, une fois "au pouvoir", mettrait "l'islam radical à genoux".
Venu assister à la réunion avec son père, Nicolas Lamaire, 24 ans, a qualifié la situation en Seine-Saint-Denis de "dramatique". "Nos cités sont blindées de gens qui volent, violent, rackettent, tuent, on n'en peut plus. Seul le RN est capable de faire quelque chose contre ça", a dit cet habitant de Drancy qui regrette que, dans son quartier, le RN "diabolisé à la télé" "fasse peur".
Son père Guy, ancien électeur socialiste, acquiesce. Ce commerçant retraité, qui n'a jamais raté un scrutin, explique être passé au RN "il y a quelques années", après voir été "déçu par tous les autres".