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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a demandé vendredi dans un communiqué "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon", après une référence hasardeuse aux chambres à gaz faite par l'ancien ministre de l'Éducation, qui a refusé de se retirer.
Interrogé sur ses propos sur CNews, mercredi, selon lesquels Emmanuel Macron serait la "vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen" sur l'"UMPS", M. Peillon a expliqué: "il semblerait qu'il y ait des gens de l'UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l'Histoire, c'est comme ça qu'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz, et qu'on ne peut pas le nier, il y a aujourd'hui des gens de l'UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë…".
"Je suis sur des faits (...) On n'est pas dans l'interprétation", a poursuivi M. Peillon.
Ces propos confinent à "l'ignominie", selon En Marche!
"Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (...) Mais la comparaison d'En Marche! avec les chambres à gaz est un point de non-retour", accuse le porte-parole du mouvement de M. Macron.
"C'est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à M. Hamon la mise à l'écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle", conclut-t-il.
"Je refuse cette polémique, il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j'ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche!, et un épisode tragique de l'histoire", a réagi M. Peillon auprès de l'AFP. "J'ai voulu rappeler qu'on a le droit de dire des faits, et qu'il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l'opinion en faisant croire à un amalgame que je n'ai pas fait", a-t-il ajouté.
Consentant "une maladresse", il a précisé qu'il n'était "pas question de retrait".