Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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« Je souhaite que M. Macron réussisse mais je souhaite que nous, la gauche, nous l‘aidions à réussir », affirme Élisabeth Guigou. Elle confie toutefois avoir une crainte, celle qu’Emmanuel Macron, dont le gouvernement est « dominé par la droite », se « déporte » lui-même vers la droite. La députée socialiste déplore déjà certains choix, à commencer par le calendrier de la réforme sur le droit du travail : « On ne peut pas ignorer les partenaires sociaux, les syndicats et le Parlement. » « Je suis opposée à une réforme autoritaire du droit du travail », renchérit-elle.
Elle admet toutefois être convaincue par le positionnement d’Emmanuel Macron à l’international : « Sur la forme c’est très bien depuis le début (…) Sur l’international, c’est excellent. (…) Je n’ai pas de réserves. » Même la communication plutôt verrouillée du gouvernement semble la convaincre : « Évidemment il y a beaucoup de communication mais ça fait partie aussi de la diplomatie. »
Hier, le Président recevait à Versailles Vladimir Poutine, pour inaugurer l’exposition « Pierre le Grand, un tsar en France » et engager le dialogue sur certains dossiers brûlants, tels l’Ukraine et la Syrie. Certains, à l’image de l’écologiste Yannick Jadot, y ont vu un « premier faux pas » doublé d’une « faute politique lourde » du fait du symbole envoyé : « C’est le roi Soleil qui reçoit l’empereur de toutes les Russies », avait-il commenté en référence au titre dont bénéficiait Pierre le Grand.
Élisabeth Guigou, elle, « espère que ça va continuer dans cette voie ». « Le fait de recevoir le chef d’État de la Russie 300 ans après la visite de Pierre le Grand à Louis XV montre que les relations entre la France et Russie ont quelque chose de tout à fait particulier, d’historique, de très profond », explique-t-elle avant d’ajouter : « Mais je fais la différence entre la Russie et M. Poutine et là il va fallait voir la suite des évènements. » Elle valide la posture adoptée par Emmanuel Macron vis-à-vis de son homologue russe – « dans la continuité : du dialogue mais de la fermeté » - et ajoute que « c’est bien qu’il y ait une forme de continuité dans la diplomatie française ».
Cela n’a toutefois pas suffi à convaincre Élisabeth Guigou de se mettre « en marche », bien qu’elle confie s’être « posée la question parce que le renouvellement c’est bien ». Désormais sa position est tranchée puisque c’est sous les couleurs du Parti socialiste qu’elle candidate à sa succession aux législatives. « Je ne mets pas mon drapeau dans ma poche », ajoute la députée de Seine Saint-Denis. Un message à peine voilé aux candidats socialistes aux législatives à la fois investis par le PS et « candidats de la majorité présidentielle ».
Consciente que rien n’est gagné – « je ne pars pas comme la favorite » - elle souhaite qu’à l’issue des législatives la présence « des députés de gauche, qui seront constructifs quand il faudra l’être mais dans l’opposition quand il le faudra » soient présents sur les bancs de l’Assemblée nationale.