Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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C’est aujourd’hui que le Parlement européen doit se prononcer à nouveau sur la réforme du droit d’auteur. En juillet dernier, le texte a été rejeté par les députés européens et depuis le combat fait rage, car cette directive, qui vise à moderniser le droit d’auteur face à la révolution numérique, oppose d’un côté les créateurs et la presse et de l’autre les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), soutenus par les militants de la liberté sur Internet.
« C’est toute la qualité de l’information qui est en jeu » s’alarme Michèle Léridon, directrice de l’information de l’AFP (Agence France Presse). « Si on continue à asphyxier les médias
en utilisant leurs contenus sans leur verser un centime, peu à peu c’est un journalisme sans journaliste qui va se produire (…) On a besoin d’un journalisme de qualité. Les citoyens ont besoin d’informations recoupées et c’est ce journalisme-là qui est mis en danger par ce nouveau modèle économique de géants du numérique, qui captent toute la valeur (…) de notre création, sans verser un centime. Et en revanche, en récoltant toutes les recettes qui vont avec. »
Mais la directrice de l’information de l’AFP tient à souligner qu’elle ne souhaite pas non plus faire du « GAFA bashing » : « On utilise Google tous les jours, Facebook… ils ont, c’est vrai, contribué à une propagation de l’information, à une dissémination, y compris de l’information de qualité. Cela, on ne le nie pas. Ce que l’on demande, c’est juste une part de revenu. »
Face à la menace des GAFA qui brandissent le danger d’une atteinte à la gratuité du net si cette loi passait, Michèle Léridon parle de « fake news » : « C’est carrément faux parce que personne ne demande que le consommateur finale paie cette information. Ce que l’on demande c’est justement à ces plateformes (…) de donner une petite part de leur chiffre d’affaires, une petite part de leurs bénéfices à ceux qui produisent de l’information. »
Vous pouvez voir et revoir l’interview de Michèle Léridon, en intégralité :