Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Sébastien Meurant n’est pas seul dans son groupe. Le sénateur du Val-d’Oise – pour qui Les Républicains doivent « discuter avec tout le monde, y-compris le Rassemblement national – a sans doute trouvé un allié partageant le même point de vue. Philippe Pemezec, sénateur des Hauts-de-Seine, élu en même temps que lui en septembre 2017, a affirmé ce matin dans notre émission « Territoire Sénat » qu’il ne fallait « rien s’interdire » concernant les relations avec le Rassemblement national.
L’ancien maire du Plessis-Robinson considère qu’il y a, en quelque sorte, deux poids deux mesures entre la gauche et la droite, citant l’exemple des communistes :
« Je ne vois pas pourquoi pendant des dizaines d’années, on a toléré que le Parti communiste puisse être fréquentable. Ce parti communiste, marxiste, stalinien. Lui avait le droit de se marier avec le Parti socialiste ! Cela fait partie de la bien-pensance qu’on nous a imposée pendant des années. Donc il ne faut rien s’interdire. »
« Heureusement, on est dans un pays de liberté, et j’espère qu’on a le droit de parler avec qui on veut », a poursuivi le sénateur des Hauts-de-Seine, qui va même plus loin que son collègue :
« On doit pouvoir établir des ponts, on doit pouvoir trouver des personnes raisonnables. »
Philippe Pemezec estime qu’il faut « répondre aux préoccupations » des électeurs du Rassemblement national. « C’est quand même plus de 20% de l’électorat », insiste-t-il, abordant sans détour des questions de stratégie électorale :
« Il y a deux techniques : ou bien on pompe le fond idéologique de la formation politique en question, ou bien on l’embrasse pour mieux l’étouffer. C’est ce qu’avait fait Nicolas Sarkozy […] Il faut qu’il y ait un programme qui empêche les gens d’aller vers cette formation. »
Les propos de Sébastien Meurant, début octobre, avaient conduit le président de groupe, Bruno Retailleau à faire un rappel à l’ordre (relire notre article). Le sénateur de Vendée avait désapprouvé des propos qui n’engagent pas le parti.