Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Héléna Berkaoui
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Le déficit public s’élève à 2,6 % du produit intérieur brut pour l’année 2017, passant ainsi sous la barre des 3 %, fameuse règle d’or budgétaire du traité de Maastricht. Une nouvelle qui ravit modérément le secrétaire général de Force ouvrière : « Ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour l’économie française si on se situe dans le cadre des critères de Maastricht ». Lui qui n’a « jamais eu de tabou avec le respect des critères de Maastricht » souligne que le contrôle du déficit public conduit à serrer « les boulons dans beaucoup d’endroits ».
« À force de serrer la vis pour avoir un déficit budgétaire inférieur à 3 % faudrait pas tuer le malade »
Selon Jean-Claude Mailly, « qui dit un peu plus de croissance, dit un peu plus de recettes », et ces deniers devraient renflouer les caisses des EHPAD, « c’est incompréhensible que le gouvernement n’est pas fait quelque chose » sur ce dossier, selon lui. « Il y a des recettes fiscales supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, dues à la croissance économique, on peut en affecter une partie par exemple à un dossier comme les EHPAD, c’est du bon sens et de la dignité », complète-t-il avant de prévenir : « À force de serrer la vis pour avoir un déficit budgétaire inférieur à 3 % faudrait pas tuer le malade ».
Pour le secrétaire général de Force ouvrière, l’état de la dette publique – qui elle ne baisse pas – vient du fait qu’on « a transféré de la dette privée sur de la dette publique » et « maintenant il faut un système de relance ». « Si on refroidit le moteur à chaque fois pour respecter des critères et que la croissance patine on aura un chômage qui augmente, on aura une dégradation de la situation financière », explique-t-il. Selon Jean-Claude Mailly, le gouvernement devrait veiller à utiliser les bons leviers « à la fois l’investissement public, l’investissement privé mais c’est aussi la consommation ».