Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Après la déclaration de François Fillon, le vice-président UDI estime que la décision du candidat de la droite et du centre de rester dans la campagne est « contradictoire ». Yves Jégo rappelle que François Fillon avait déclaré, sur le plateau de TF1 le 26 janvier dernier, qu’il se retirerait s’il devait être mis en examen, avant de changer d’avis. « Il y a eu une parole qui a été prononcée devant des millions de Français qui est contradictoire avec ce qui vient d’être dit » estime-t-il.
Il annonce que le groupe UDI va se réunir cet après-midi, et ne cache pas son inquiétude quant à la suite de la campagne. « est ce que nous allons avoir dans les jours qui viennent les conditions politiques pour faire campagne, et pouvoir parler d’autre chose que de cette situation judicaire. Est-ce qu’on va pouvoir faire passer les idées ? C’est ça qui est le fond du sujet ».
« Je comprends la détermination de François Fillon et la volonté qu’il a d’affirmer son innocence, mais il faut qu’on examine les choses au regard de ce que va créer sa mise en examen » a-t-il ajouté.
Le député de Paris se dit « surpris », « abasourdi » par les « coïncidences du temps judiciaire » autour de François Fillon. « Il y a des coïncidences invraisemblables. Il doit inaugurer le salon de l’agriculture, et on lui envoie un mail quelques minutes avant. (…) Et on lui dit qu’il va être mis en examen deux jours avant la date limite du dépôt de signatures » pour l’élection présidentielle.
« Je me demande si ce que font les juges sert la démocratie. On a l’impression que les juges ne veulent pas d’un candidat de droite à cette élection » ajoute-t-il, assurant que la campagne de François Fillon va rester « vive » et « virulente ».
Le sénateur dénonce une enquête judiciaire« exclusivement à charge » contre François Fillon. « François Fillon a le sentiment d’une injustice, il n’est d’ailleurs pas le seul français à avoir parfois ce sentiment de l’injustice ».
Il dénonce une instruction « menée par le Parquet national financier et une partie de la presse », rappelant la diffusion par le journal Le Monde d’extraits d’audition du couple Fillon. « Je n’attaque pas, je dis simplement que ce n’est pas François Fillon qui a donné ces procès-verbaux, donc c’est les fonctionnaires de police qui travaillaient sous l’autorité du Parquet ».
« C’est comme si on voulait priver les électeurs de la droite et du centre d’un candidat qui a de l’autorité, des convictions », ajoutant qu’en 30 ans de vie publique, son candidat n’a « jamais eu à se reprocher un délit ou un défaut quelconque ».
« Il n’y a pas de plan B » assure la sénatrice, soutien de la première heure de François Fillon.
« Qui pourrait imaginer qu’il n’y ait pas de candidat de la droite et du centre demain ? »
Caroline Cayeux parle d'une « manipulation diabolique » de la part de la justice. « Aujourd’hui, c’est aux Français de s’exprimer et de choisir à qui ils veulent faire confiance pour redresser le pays ».
Le groupe UDI s’est réuni dans l’après-midi pour décider s’ils continuent ou non de soutenir François Fillon.
« L’UDI fera ce qu’elle veut, nous nous sommes derrière François Fillon, et on va expliquer le projet » lance-t-elle.
Le sénateur de la Somme Jérôme Bignon a assuré François Fillon de son soutien « Il va falloir que nous nous engagions de façon encore plus active et déterminée. Ce ne sera pas facile, car des antagonismes vont subsister, et avoir une campagne électorale dans un climat apaisé est toujours plus agréable que dans un climat tendu ».
« C’est François Fillon le chef, nous avons en tant que soutien, l’impérieux devoir de l’accompagner et de l’aider à gagner » a-t-il ajouté.