Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Héléna Berkaoui
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« C’est une avancée extrêmement importante », a salué la sénatrice communiste, Laurence Cohen, au sujet de l’extension de la gratuité de la contraception aux femmes de 25 ans. De tous bords, les sénatrices présentes se sont réjouies de cet article qui pallie en partie les inégalités d’accès à la contraception.
Examinée dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, cette mesure n’a toutefois pas échappé à quelques critiques. « Nous aurions préféré la gratuité de toutes les méthodes de contraception féminine et la gratuité des préservatifs féminins et masculins », a indiqué Laurence Cohen.
La charge contraceptive a aussi été évoquée comme l’oubliée de cette mesure. « La contraception n’est pas une responsabilité exclusivement féminine mais devrait être partagée entre les femmes et les hommes », a insisté Colette Mélot, sénatrice Les Indépendants - République et Territoires. Et en effet, l’extension de la gratuité concerne seulement les jeunes femmes de moins de 26 ans.
La rapporteure générale du texte, Corinne Imbert (rattachée LR), a d’ailleurs supprimé par voie d’amendement une disposition de l’article visant à demander un rapport sur la contraception masculine. Pour la sénatrice, « le développement de la contraception masculine n’appelle pas un énième rapport mais bien une mesure forte de gratuité ».
« Il est regrettable que la mesure de gratuité de la contraception n’ait pas été étendue aux hommes de moins de 26 ans, alors que la contraception masculine a vu se développer de nouvelles méthodes sûres et efficaces avec la contraception hormonale et la contraception thermique », développe l’amendement de Corinne Imbert.
« Sur la question de la contraception masculine, nous pensons qu’il y a utilité, nécessité à ce que les travaux soient poussés plus avant, a justifié le secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et de la famille.