Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Régional de l’étape, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel a apprécié le discours et le congrès « réussis » d’Olivier Faure. « Je lui ai dit à plusieurs reprises, il va falloir prendre des risques, il va falloir être audacieux et bien c’est exactement ce qu’il a fait ce matin ». Pour Stéphane Troussel, Olivier Faure tient « les deux bouts de la chaîne » avec une capacité d’indignation permanente face à cette société injuste et inégalitaire ». Olivier Faure incarne aussi, selon lui, « la gauche des solutions ». « Il n’y a pas d’avenir possible pour la gauche si elle ne tient pas les deux bouts ».
Il était l’un des trois concurrents d’Olivier Faure pour prendre le poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Le député Luc Carvounas, ancien lieutenant de Manuel Valls, ne trouve rien à redire sur la forme. « Il est entré dans son costume de premier secrétaire. Il a tenté de dresser une feuille de route ».
Mais l’élu du Val-de-Marne relève toutefois deux points de déception. « Il va falloir que les socialistes réapprennent à s’aimer », explique le député. « Après il faut rassembler la gauche », pointe l’ancien candidat qui avait défendu durant sa campagne une « gauche arc-en-ciel ».
« J’ai senti l’envie de faire des assises des gauches européennes. Je n’ai pas entendu tout à fait cette même envie d’assises de la gauche au niveau de la France », regrette Luc Carvounas, qui appelle le PS à rejoindre les autres mouvements dans la rue le 5 mai prochain.
Autre regret de l’ancien sénateur-maire d’Alfortville : les territoires n’ont pas été suffisamment évoqués dans le discours. « Cette partie territoriale a un peu manqué aujourd’hui », selon lui.
L’ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault qualifie lui aussi de « réussi » le 78ème congrès du PS. Un parti qui va devoir faire face « à un énorme défi ». « Concilier les aspirations des hommes et des femmes qui se réclament de la gauche avec à la fois la capacité à gouverner et donc transformer ces aspirations en réalité concrète pour les gens ». « Être insoumis ou protester, ça ne fait pas une politique. C’est même dangereux parce qu’au bout d’un moment, s’il n’y a pas de débouchés politiques, on peut créer de la désespérance » note-il.
Au sujet du congrès, Jean-Marc Ayrault relève qu’après « les déchirements de ces dernières années, il fallait montrer un visage de rassemblement (…) ça a été le cas ». Olivier Faure a rappelé « les fondamentaux » maintenant il va falloir mettre du concret dans tout ça. Les chantiers qu’il a ouverts sont extrêmement nombreux » observe-t-il. En attendant, l’ancien Premier ministre salue « le changement de méthode » de ce nouveau PS, comme cette volonté d’avoir une équipe resserrée au secrétariat national.
Jean-Marc Ayrault n’a pas souhaité commenter la sortie cette semaine d’un livre de François Hollande. « Il sera utile à la fois de corriger les injustices à l’égard de ce quinquennat parce que beaucoup de choses ont été faites et méritent d’être revendiquées comme positives. Et puis il y a aussi eu des erreurs, sans doute des fautes. Il faudra mettre tout ça sur la table parce que c’est utile pour l’avenir » a-t-il plaidé.