Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Pierre Maurer
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Un confinement « à la niçoise ». C’est ce qu’est venu annoncer le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce mercredi soir en déplacement à Dunkerque. L’agglomération sera soumise dès cette fin de semaine à un confinement local pendant les week-ends, du vendredi soir au lundi matin, pour contrer une incidence « alarmante » de l’épidémie de covid-19. Dans cette agglomération de 250 000 habitants dont « un sur cent tombe malade chaque semaine », les déplacements le week-end ne seront possibles que pour certains motifs, et les dix plus grands centres commerciaux ne fonctionneront plus qu’en « cliquez-emportez », a précisé le ministre.
« Il n’y a aucune surprise. Il aurait été incohérent de ne pas prendre les mêmes mesures qu’en PACA. Mais est-ce qu’on n’aurait pas pu prendre les décisions plus tôt ? Comme depuis le début de cette crise, on est toujours en retard », réagit le président du groupe socialiste au Sénat et sénateur du Nord, Patrick Kanner. « C’est tout à fait logique », acquiesce Marc-Philippe Daubresse, sénateur Les Républicains du Nord. « Les élus ont crié au secours », souligne-t-il. Avant : « C’était l’incohérence » Comment expliquer ce pic de contaminations ? « C’est dû aux chapelles du carnaval de Dunkerque, des endroits où on réunit des gens, où ils mangent ensemble. Cela a provoqué une augmentation du virus et du variant britannique », explique Marc-Philippe Daubresse. Comme pour Nice, il estime que « c’est le même problème, une zone littorale, il y a beaucoup d’échanges avec la Belgique et un peu l’Angleterre. C’est en train de se répandre dans le Calaisis, dans les Flandre intérieures. » À Nice cinquième ville de France, et sur tout le littoral des Alpes-Maritimes, les habitants vont également devoir vivre les deux prochains week-ends, derniers des vacances scolaires, sous la contrainte d’un confinement qui s’ajoutera au couvre-feu de 18h déjà en place la semaine.
Patrick Kanner s’agace une nouvelle fois des « décisions à retardement » dans la gestion de la crise sanitaire. Il y a quelques semaines, il avait adressé une lettre à Olivier Véran pour s’enquérir des doses de vaccins disponibles. « Je n’ai toujours pas de réponse à ma lettre. On a l’impression que c’est toujours dos au mur que l’on reçoit les vaccins. Là, avec cette situation, on peut en espérer quelques-uns en plus. Mais c’est toujours quand il y a le feu qu’on ramène les seaux d’eau. Et pas quand il y a des flammèches qu’on sort les extincteurs ! », fustige-t-il. Et s’inquiète de la situation épidémique à Paris et ses alentours. « Pourquoi ne pas commencer à travailler sur l’Ile-de-France dès aujourd’hui ? Je n’arrive pas à comprendre. Il faut arrêter de prendre les Français pour des buses ! »