Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le premier ministre, Edouard Philippe, a reçu ce lundi à Matignon syndicats, patronat et associations d’élus locaux pour lancer ce que l’exécutif définit comme la « mobilisation générale » pour l’emploi et l’écologie. Une première réunion a rassemblé d’abord les associations d’élus locaux, avant que partenaires sociaux et associations n’arrivent pour une seconde réunion.
Le vice-président LR du Sénat, Philippe Dallier, était convié à l’événement. A la sortie, le représentant de la Haute assemblée a semblé un peu dubitatif. « C’était une grande messe, mais certains se sont interrogés, et je m’interroge un peu sur le sens de cette réunion » affirme Philippe Dallier (voir la vidéo, images d’Adrien Develay). « Le premier ministre a dit qu’il ne s’agissait que de rendre plus efficace les dispositifs qui existent en matière d’apprentissage, de retour à l’emploi, de transition énergétique. Et manifestement d’autres acteurs, chez les partenaires sociaux mais pas seulement, étaient venus dans l’attente de mesures nouvelles à la suite du grand débat. Il y a une petite interrogation sur l’objectif recherché » ajoute le sénateur LR de Seine-Saint-Denis, « un petit hiatus ».
« Sur les collectivités locales, j’ai redit au premier ministre que nous attentions de la visibilité, notamment sur les thèmes de la fiscalité locale, puisqu’on nous renvoie encore à la fin de l’année » explique Philippe Dallier, qui n’a rien appris de nouveau au sujet du nouvel acte de décentralisation annoncé par Emmanuel Macron. Ce n’était pas l’objet de la réunion. « On doit rouvrir les lois NOTRe (sur les régions, ndlr) et Mapam (sur les métropoles) pour redonner de la souplesse. Le premier ministre, clairement, veut dissocier les choses » explique le vice-président du Sénat, « l’objectif, ce matin, c’est de rendre plus efficace ce qui existe indépendamment des réformes qui pourront être engagées ».