Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Devant le congrès des Régions de France, à Montpellier, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a plaidé pour plus de décentralisation et plus de confiance envers les collectivités et les régions. « Elles ont toute leur place pour préparer l’avenir, elles doivent prendre une plus grande part dans le service public de l’emploi, intimement lié au développement économique. Le Sénat a introduit une disposition en ce sens lors de l’examen du projet de loi 3DS », rappelle le sénateur des Yvelines.
Si le Sénat a « enrichi » le texte, il regrette que le gouvernement se soit pour sa part « arrêté à mi-chemin » sur la question des collectivités. Pour aller plus loin, Gérard Larcher a son idée : « Je souhaite un nouveau texte de loi relatif aux collectivités territoriales, non pas pour gommer tout ce qui a été fait, mais qui s’appuiera sur une révision constitutionnelle afin de consacrer un régime de confiance et de responsabilité », affirme le président du Sénat. Il demande une « juste compensation des transferts de compétence, qui doit devenir un principe constitutionnel. Qui décide paie ». Il veut aussi « mettre dans la constitution la clause de compétence générale des communes ».
Sur le plateau de Public Sénat, Gérard Larcher a ensuite « salué » la décision du premier ministre d’inscrire le texte 3DS à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, le 6 décembre, alors que le doute avait plané à un moment sur son inscription d’ici la fin de la session parlementaire. Pour la campagne présidentielle, il attend des candidats qu’ils « s’expriment clairement sur la question des territoires, de la décentralisation et de l’autonomie financière des collectivités territoriales ».
Interrogé sur la décision des LR de passer par un congrès, et non par une primaire, pour désigner leur candidat, Gérard Larcher affirme que « le plus mauvais, c’est de faire de l’entre-soi ». Mais il « respecte la décision des militants ». Pour le président du Sénat, « l’important, c’est que les candidats fassent partager aux Français leurs projets, qu’ils ne parlent pas seulement aux adhérents, mais aux Français ».
Il a redit qu’il ne « partage aucune des valeurs » d’Eric Zemmour. « S’il souhaite débattre, il débat. Moi, personnellement, j’ai envie de débattre avec les Français », affirme-t-il, alors que le président du groupe LR de l’Assemblée, Damien Abad, s’est dit prêt à débattre avec le polémiste d’extrême droite. Ce dernier ne pourrait pas participer au congrès LR. Ils se sont dotés d’une clause, dans leur statut, qui permet de l’empêcher d’y participer.