Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Cinq présidents LR des départements de banlieue parisienne ont plaidé mardi pour un "statut particulier" de l'Ile-de-France, au lendemain de l'annonce par Emmanuel Macron de la tenue d'une conférence territoriale du Grand Paris.
Si le Président a évoqué devant la Conférence nationale des territoires au Sénat "la Métropole dans la Région Capitale, il semble de facto rejeter l’hypothèse d’une métropole aux dimensions de la région Île-de-France et n’apporte aucune garantie quant à la pérennité des collectivités territoriales qui en constituent l’armature", indiquent les quatre présidents des départements de la grande couronne parisienne et le président des Hauts-de-Seine dans un communiqué.
Pour François Durovray (Essonne), Arnaud Bazin (Val-d’Oise), Jean-Jacques Barbaux (Seine-et-Marne), Pierre Bédier (Yvelines) et Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine), la "bonne échelle n’est pas celle de la Métropole qui exclut les habitants de grande couronne mais bien celle d’une Région Capitale. Avec 12 millions d'habitants, l’Ile-de-France doit avoir un statut particulier comme cela a été fait dans la métropole de Lyon qui ne compte qu'1,5 million d'habitants", ajoutent-ils.
Les élus se sont également inquiétés d'une "asphyxie financière" après l'annonce présidentielle d'une diminution des dotations de 13 milliards d'euros aux collectivités territoriales.
Emmanuel Macron a annoncé lundi la tenue d'une "conférence territoriale du Grand Paris" à l'automne pour "simplifier drastiquement les structures".
Le Grand Paris est actuellement représenté institutionnellement par la Métropole du Grand Paris (MGP), créée en janvier 2016, qui s'ajoute à un maillage territorial déjà important. Valérie Pécresse (LR), présidente de la région Ile-de-France, a souvent dénoncé le "mille-feuilles administratif", estimant que la bonne échelle était la région.
Fin juin, les élus des Hauts-de-Seine et des Yvelines, à l'ouest de Paris, ont voté une demande de fusion de leurs deux collectivités, une façon de remettre en cause le périmètre actuel de la MGP.