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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le chef de file des socialistes pour les législatives Bernard Cazeneuve a dénoncé mardi à Marseille la "dérive" du leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, en apportant son soutien au député sortant qu'il a choisi de défier, Patrick Mennucci.
L'ancien premier ministre a annoncé avoir déposé mardi sa plainte en diffamation contre Jean-Luc Mélenchon, qui l'avait accusé, lors d'une réunion publique de s'être "occupé de l'assassinat" de Rémi Fraisse à Sivens en 2014, quand il était ministre de l'Intérieur.
"Au début, j'étais en colère, puis ça m'a consterné et attristé pour lui et pour la qualité du débat démocratique", a commenté Bernard Cazeneuve, en partageant un sirop sur le Vieux Port avec M. Mennucci.
Les nouvelles attaques de M. Mélenchon, qui a accusé dimanche Bernard Cazeneuve d'avoir "beaucoup fait matraquer et gazer" pendant le mouvement contre la loi travail, témoignent d'un "processus de dérive", a déclaré M. Cazeneuve.
"Il se fait beaucoup de mal à lui même. Je m'inquiète pour lui", a-t-il ajouté, dénonçant une "manipulation et (un) mensonge".
M. Cazeneuve a ensuite pointé, lors d'une conférence de presse, le "parachutage" de Jean-Luc Mélenchon, qui a "sillonné tous les Parlements et tous les territoires" avant de choisir de se présenter à Marseille, dans l'une des circonscriptions où il a fait ses meilleurs scores au premier tour de la présidentielle (39%).
Actuellement député européen, M. Mélenchon a été sénateur de l'Essonne, a affronté le Front National à Hénin-Baumont (Pas-de-Calais) en 2012, avant de choisir de "combattre un socialiste", a-t-il déploré. "Il m'arrive de me demander si le +dégagisme+ chez (les "insoumis") ne consiste pas à dégager des circonscriptions dans lesquels ils sont élus", a-t-il raillé.
Répondant à l'ambition affichée de M. Mélenchon de "remplacer le PS" à gauche, M. Cazeneuve a jugé que La France Insoumise était "une organisation politique qui refuse tout, qui est dans l'opposition à tout.
"Nous avons besoin de sociaux-démocrates responsables qui veulent contribuer à la réussite du pays" et pourraient voter certaines réformes présentées par Emmanuel Macron et peser sur certains choix, a-t-il argué.
De son côté, M. Mennucci veut croire à la victoire, malgré des sondages défavorables, face à "Monsieur Non Non", Jean-Luc Mélenchon, et "Mme Oui Oui", la candidate d'En Marche Corinne Versini.
"Je ne crois pas aux députés hors-sol qui viennent se faire élire et qui s'en vont", a ajouté le député qui se dit prêt à "soutenir un certain nombre de choses", comme la suppression de la taxe d'habitation, très élevée à Marseille, et à "s'opposer à d'autres".
Il doit retrouver ses concurrents mercredi pour un débat télévisé diffusé sur France 3.