Cathédrale de Nantes : « C’est la moindre des choses que l’État paye », affirme Stéphane Bern
Tandis que le ministre de l’Économie a soutenu que l’État prendrait en charge la restauration de la cathédrale de Nantes, meurtrie par un incendie, les sénateurs de la commission des Affaires culturelles demandent plus d’investissements pour le patrimoine. Stéphane Bern estime quant à lui que c'est « la moindre des choses ».

Cathédrale de Nantes : « C’est la moindre des choses que l’État paye », affirme Stéphane Bern

Tandis que le ministre de l’Économie a soutenu que l’État prendrait en charge la restauration de la cathédrale de Nantes, meurtrie par un incendie, les sénateurs de la commission des Affaires culturelles demandent plus d’investissements pour le patrimoine. Stéphane Bern estime quant à lui que c'est « la moindre des choses ».
Public Sénat

Par Marylou Magal

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« L’État prendra à sa charge la restauration de la cathédrale de Nantes. » Ce sont les mots assénés par le ministre de l’Économie, ce lundi. Sur le plateau de BFMTV, Bruno Le Maire a soutenu que l’État financerait les travaux de restauration de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes, victime, le 18 juillet, d’un incendie qui a notamment, détruit son orgue.  « C'est une obligation pour l'État parce que c'est sa propriété, c'est une obligation parce que c'est notre culture, donc nous répondrons présents », a soutenu Bruno Le Maire, exprimant sa « grande tristesse » de voir le grand orgue de la cathédrale « détruit par les flammes ».

« C’est la moindre des choses que l’État paye » affirme Stéphane Bern

Le jour de l’incendie, déjà, le premier ministre, Jean Castex, s’était rendu sur place, accompagné des ministres de l’Intérieur et de la Culture, Gérald Darmanin et Roselyne Bachelot. Le premier ministre avait alors assuré que l’État prendrait « toute sa part à la reconstruction » et souhaitant que cette dernière soit « la plus rapide possible ». « L’État étant propriétaire des cathédrales, c’est à lui de les entretenir et de les restaurer en cas de drame, c’est la moindre des choses que l’État paye », soutient à Public Sénat Stéphane Bern, chargé en mai 2018, par Emmanuel Macron, d’organiser le loto du patrimoine, destiné à apporter un financement complémentaire à la préservation du patrimoine français. Il avait par ailleurs déploré la décision du gouvernement d’annuler 25 millions d’euros de crédits pour le patrimoine.

« L’État doit assurer un financement pluriannuel suffisant »

« On ne peut que saluer la réactivité de l’État dans sa décision de prendre en charge la restauration de notre patrimoine », commente Catherine Morin-Desailly, présidente centriste de la commission des Affaires culturelles. « Mais j’en profite pour interpeller l’État sur la situation de notre patrimoine en général. L’État doit assurer un financement pluriannuel suffisant pour le patrimoine, et ne pas profiter de recettes nouvelles comme celle du loto du patrimoine qui ont été imaginées et conçues pour être un complément. S’il n’y a pas le socle de l’État, on ne pourra pas maintenir le patrimoine en bon état. Je salue donc la décision, mais j’attends aussi que le nouveau ministre de l’Économie nous confirme bien que le produit du loto ira de manière complète et entière au financement du patrimoine et ne pas avoir l’état qui se sert au passage ».

« Où est la nouveauté, où est l’information ? », raille, pour sa part, le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. « Les cathédrales sont la propriété de l’État, ce n’est pas une concession ni une bonne volonté de sa part de les restaurer, mais bien une obligation. Et il faut aller au-delà : l’État possède 87 cathédrales qui sont en souffrance, il devrait faire un bilan complet de l’ensemble de ces cathédrales et mettre les crédits nécessaires, car c’est un bien commun qu’on doit transmettre. L’État ne devrait donc pas seulement faire face à ces restaurations, mais avoir un coup d’avance pour pouvoir anticiper. Car si les cathédrales sont mal entretenues, on aura d’autres incendies.

 

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