Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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« On ne peut pas demander aux collectivités de payer à la place de l’État », s’insurge Dominique Bussereau. Il rappelle que « cela fait déjà trois ans que les collectivités locales sont soumises à une baisse de dotation globale de fonctionnement (DGF) de l’État et que, dans le même temps, « l’État ne paie pas aux départements ce qu’il leur doit pour le RSA », financé à la fois par l’État et les départements. Le président du Conseil départemental du Lot-et-Garonne, Pierre Camani, a ainsi été obligé d’inscrire une dotation fictive de l’État à hauteur de 20 millions d’euros pour équilibrer son budget.
« L’État n’est pas capable de payer sa part » du financement des lignes à grande vitesse (LGV), déplore le président de l’ADF, qui rappelle que le tiers a été financé par les collectivités locales quand l’État « fait avancer la sienne par SNCF Réseau ». On ne peut demander aux collectivités locales de payer un tas de choses à la place de l’État, et continuer à diminuer ce qu’on leur doit », conclut-il.
Parmi les revendications de Dominique Bussereau, la possibilité de faire fusionner certains départements « sans passer par la loi ».
Dans quelques jours, il rencontrera Emmanuel Macron. « Le Président nous a parlé de projets bâtis en communs, on est prêts à les examiner au cas par cas. » Il compte également sur la conférence des territoires, « promise par le chef de l’État et annoncée pour le mois de juillet ».
L'assemblée générale de l'ADF se tient aujourd'hui, au Sénat.