Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Héléna Berkaoui
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Agnès Buzyn constate que le Sénat est « essentiellement » revenu « sur le versant recette » du financement de la sécurité sociale pour 2018. Devant les sénateurs, le ministre des Solidarités et de la Santé a souligné que le texte sortait de la Haute assemblée avec « un petit déficit de 7 millions à combler. »
« Ce n’est pas la PAJE dans son ensemble mais simplement l’allocation de base qui a été rejetée par les sénateurs » analyse Agnès Buzyn. Jeudi dernier, les sénateurs ont voté contre la diminution de la prime à la naissance et de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE).
« Pour 2018, nous rajoutons 70 millions d’euros à la politique familiale, pour les familles les plus fragiles notamment les familles monoparentales. Pour augmenter ce budget ils nous fallaient faire quelques économies et la PAJE – sur l’allocation de base – était un moyen de faire des économies » se justifie la ministre de la Santé.
Agnès Buzyn « souhaite qu’on ait une réflexion nationale sur la politique familiale, parce que les enjeux aujourd’hui ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux au moment de la création de la sécurité sociale dans les années 50. »
« Je n’ai pas d’avis, je n’ai pas de stratégie, je souhaite qu’on questionne cette politique familiale afin qu’elle réponde aux réalités des familles d’aujourd’hui » affirme la ministre.
Agnès Buzyn a seulement précisé les qu’elle souhaitait améliorer la « compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale », « relancer une politique nataliste » et lutter « contre la pauvreté. »
La ministre des Solidarités et de la Santé assure que « si on regarde à la fois le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale » seuls « les 20 % de retraités les plus aisés » seront impactés par la hausse de la CSG.
Selon elle, seuls les « retraités qui gagnent aujourd’hui plus de 2.500 euros par mois et par personne » sont concernés. Agnès Buzyn précise que « la suppression de la taxe d’habitation » devrait compenser cette augmentation de taxe.
« Les sénateurs ont adhéré à mon plan qu’ils considèrent pragmatique, novateur » estime Agnès Buzyn. La question des déserts médicaux, chère aux représentants des territoires que sont les sénateurs, a suscité des tensions lors des débats au Sénat. « On a repris énormément de propositions et dans leurs propositions il n’y avait pas la coercition » assure la ministre de la Santé.
Agnès Buzyn n’a pas souhaité revenir sur la liberté d’installation des médecins via des mesures coercitives. « Quand vous avez une profession où la démographie est faible, la coercition ne fonctionne pas » et de préciser qu’il n’y a pas « de zones surdotées » explique-t-elle.
Concernant le mal-être de l’hôpital public, Agnès Buzyn souhaite une réforme de fond. « Il faut qu’on change le mode de tarification à l’hôpital » mais « certainement pas « pour revenir à une dotation globale » précise-t-elle. La ministre souhaite « trouver une troisième voie où on valoriserait la qualité de l’hôpital public. »