Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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C’est la polémique du jour. Lors d'un déplacement à Égletons, en Corrèze, le chef de l’État a répondu au président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset qui évoquait les difficultés de recrutement d’une entreprise de fonderie d'Ussel.
Visant les salariés licenciés de l'équipementier automobile GM&S qui manifestaient au moment de sa visite, Emmanuel Macron a lancé : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’ils ont les qualifications pour le faire. »
Invité de l’Épreuve de Vérité, sur Public Sénat, en partenariat avec Radio Classique, Les Échos et l’AFP, l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste a commenté cette petite phrase qui a mis en émoi le monde politique ce jeudi. Des « propos volés », selon lui, mais « signifiants » :
« Cela indique l’univers culturel du président de la République. C’est un grand classique de la droite, à savoir que les Français sont feignants, qu’ils sont rétifs aux réformes, qu’ils foutent le bordel. C’est sa manière d’appréhender les relations sociales. »
Guère convaincu par la défense de la présidence qui met en avant les emplois à pourvoir, l’ancien député de Paris affirme qu’Emmanuel Macron « fait comme si nous étions idiots » :
« Il dit qu’une manifestation c’est foutre le bordel. Une manifestation, ce sont des gens qui sont dans la difficulté. »