Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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François Bayrou, le président du MoDem, allié de la majorité, a estimé jeudi que l'inquiétude du pays "ne se résume pas à la baisse des impôts", reconnaissant une "nuance" sur le sujet avec le Premier ministre.
"Le Premier ministre est bien d’accord et il n’a pas dit le contraire", a réagi l'entourage du chef du gouvernement, interrogé par l'AFP.
M. Bayrou a en outre dit sur BFMTV et RMC attendre beaucoup de "l'intervention décisive du président de la République" qui selon lui "peut tout à fait intervenir entre le début et le milieu de la semaine" prochaine.
L'exécutif retient du grand débat national qu'il faut "baisser plus vite les impôts" face à une "immense exaspération fiscale", a déclaré lundi Edouard Philippe, lors d'un discours concluant le compte-rendu détaillé des remontées de la consultation censée répondre à la crise des "gilets jaunes".
"J'ai écouté le gouvernement et le Premier ministre mais je ne crois pas qu'un aussi grand mouvement d'inquiétude, de manifestations, d'expressions d'attente, qui a réuni des centaines de milliers de personnes, se résume à une baisse d'impôts promise", a réagi M. Bayrou pour qui "le problème est beaucoup plus profond que ça".
"Permettez que moi, qui ne suis pas membre du gouvernement, j'exprime une nuance", a ajouté l'ancien ministre.
"Il y en a beaucoup qui ne paient pas l'impôt sur le revenu et vous croyez qu'à eux, on n'a rien à leur dire?", a-t-il demandé.
Selon François Bayrou, "on a besoin d'une réorganisation de l'État, la réforme de l'État doit venir en premier, et ça aura des conséquences sur la dépense publique et ce jour-là, il sera tout à fait juste et mécanique qu'on baisse les impôts".
Edouard Philippe a également mis en avant lundi le besoin de "lien quotidien", d'une démocratie plus "délibérative" et de répondre à l'"urgence climatique".