Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Philippe Bas reconnaît que « ces auditions étaient nécessaires. » Pour lui, « ces informations nouvelles prouvent que l’action du Sénat est utile. » Il considère que « l’exécutif doit rendre des comptes au Parlement » qui « contrôle le fonctionnement de l’État. »
Philippe Bas considère que les informations sur l’utilisation des passeports sont « très importantes » et « renforcent les interrogations. » Le sénateur s’interroge : « Qu’est-ce qui a été fait pour priver M. Benalla des attributs de sa précédente fonction ? » Et craint que « le cordon ombilical entre Benalla et l’État ne soit pas rompu. »
Philippe Bas est très clair : « Il n’y aurait pas eu d’affaire Benalla s’il avait été licencié le 2 mai. » Il ajoute : « Et il n’y aurait pas eu de rebondissements si on avait été proactif pour lui retirer ses titres de voyage. Entre les passeports diplomatiques et de service, ça fait beaucoup. »
Philippe Bas constate qu’ « il a été très difficile pour l’Élysée de se séparer de M. Benalla » et déplore : « Une fois que son contrat a été rompu, les attributs de sa fonction ne lui ont pas été retirés. On ne s’est pas donné suffisamment de mal pour les lui retirer. »
Sur l’utilisation précise des passeports, Philippe Bas s’inquiète : « Ces voyages ont donné lieu à des entretiens avec des chefs d’État. Pourquoi un chef d’État étranger recevrait M. Benalla ? » Il poursuit : « M. Benalla occupait des fonctions en apparence modestes à l’Élysée, qu’est-ce qu’on attend de lui à l’étranger ? »
Philippe Bas n’a pas les réponses à ces nouvelles questions, qui sont « au-delà des pouvoirs de la commission d’enquête du Sénat. » Toutefois, considère-t-il, « on a le droit de s’inquiéter de ce que peut dire un ancien collaborateur du Président, à des chefs d’État étrangers, qui défendent leurs propres intérêts. »
Sur la question d’un éventuel parjure, Philippe Bas « ne se prononcera pas avant d’avoir entendu M. Benalla lundi. » Il relève que « la contradiction [entre les propos de M. Benalla et les derniers développements] est évidente. » Le sénateur conclut : « Nous attendons des explications ou une rétractation. »
Les auditions de MM. Benalla et Crase sont à suivre lundi, à partir de 14 heures, sur la chaîne Public Sénat et sur publicsenat.fr.