Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Les séances de question d’actualité au Parlement ont été pour une bonne partie consacrées aux attentats terroristes de vendredi à Carcassonne et à Trèbes. Accusé par plusieurs parlementaires à droite de manque de fermeté face à la menace terroriste, le ministre de l’Intérieur s’est défendu sur notre antenne. « Nous avons à peu près une dizaine de milliers de signalements de radicalisation active, mais avec une incapacité de savoir si la personne va passer à l’acte.
« Je peux vous dire que le terroriste était suivi de près mais que rien laisse prévoir qu’il passerait à l’action. Pour vous donner un exemple : il emmenait sa petit sœur en CE2 à l’école à 8h30. Il passait à l’acte à 10h00. Qui pouvait prévoir cet acte ? »
Plus tôt dans l’hémicycle, le ministre de l’Intérieur a évoqué sa rencontre en début d’après-midi avec la famille du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi lors de l’attentat de Trèbes, après avoir pris la place d’un otage. Gérard Collomb a parlé d’un « moment d’intense émotion » et de la « grande dignité » de l’instant. « Sa mère me disait : je ne suis pas dans la haine, mais dans la fierté de ce qu’a accompli mon fils ».
« Il y avait encore des lacunes dans notre organisation », a souligné le sénateur Laurent Lafon (Union centriste) dans sa question au ministre. Appelant à renforcer les moyens humains et techniques des services de lutte antiterroriste, Gérard Collomb a précisé : « On ne peut jamais dire que l’on va éradiquer le mal ».
« Le combat est d’abord un grand combat idéologique, qui oppose l’islam radical, cet islam moyenâgeux, au reste de la société. Il faut que nous unissions nos forces pour le combattre et le vaincre intellectuellement », a répondu le ministre.
Plus tard, face au sénateur (LR) Jean-Pierre Vogel, qui proposait le rétablissement de la double peine, le premier policier de France a ajouté que le combat « serait long » et que « devrons y faire y face tous ensemble ». « Ce n’est pas avec des mesures comme celles que vous proposez que y viendrons à bout, ce serait au contraire diviser le Français les uns contre les autres »