Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Les 149 propositions arrêtées dimanche par la Convention citoyenne pour le climat n’ont pas été du goût du sénateur LR Jean-Marc Boyer, qui s’en est ému lors des questions au gouvernement de ce mercredi 24 juin. C’est sur la légitimité de cette consultation inédite que le parlementaire a d’abord entamé son intervention, mettant en doute des travaux qui ne « sont pas l’émanation de la volonté du peuple » : 150 citoyens, « triés sur le volet vert, pas forcément vertueux », selon lui. « Sans être élus, comment seraient-ils légitimes pour parler au nom de 66 millions d’habitants ? »
Avant de dénoncer des « propositions irréalistes et déconnectés du terrain », « liberticides », voire la « promotion idéologique de fausses vérités ». L’élu a tiré à boulets rouges sur l'idée d'une réduction de la vitesse sur les autoroutes à 110 kilomètres par heure, la semaine de travail à 28 heures – même si cette proposition n’a finalement pas été retenue par la Convention – ou encore la limitation des lignes aériennes intérieures. Sur ce point, le parlementaire du Puy-de-Dôme a dit craindre « une décroissance mortifère de nos territoires ».
La ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, n’a pas apprécié la teneur de la question. « Le respect impose de ne pas sortir, mettre en exergue quelques mesures, alors que le principe du travail qui a été réalisé par ces citoyens, c’est vraiment d’apporter des réponses globales. » Selon elle, ces 150 citoyens sont « à l’image de notre pays » et « méritent le respect » pour avoir pris « sur le temps personnel » pendant neuf mois. L’ancienne dirigeante de la RATP a même affirmé que certains d’entre eux étaient « au départ climatosceptiques ». « Dès le premier week-end, ils ont pu échanger avec des experts et des scientifiques et ils ont pris une claque en réalisant l’ampleur du défi climatique. »
Rassurant les sénateurs sur ce qui n’est que des propositions à ce stade, Élisabeth Borne a promis que le débat allait « se poursuivre ». « Les consensus trouvés entre les citoyens doivent continuer à se construire dans la société, que ce soit à l’occasion d’un débat parlementaire ou d’un référendum. »