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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Trois mois de plus. « La réforme de l'assurance chômage, qui était suspendue jusqu'au 1er janvier, sera suspendue trois mois de plus » en raison de la crise sanitaire du Covid-19, a annoncé le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, à l’issue d’une conférence sociale à Matignon, entre le premier ministre et les partenaires sociaux. Le président de la Confédération des PME, François Asselin, a confirmé dans la foulée que la réforme était « décalée au 1er avril ».
La réforme prévoit un durcissement des conditions ouvrant droit à l’assurance chômage, avec un passage de 4 à 6 mois de travail nécessaire. Elle vise aussi une réforme du mode de calcul des allocations, défavorable à ceux qui alternent chômage et contrats courts.
Les syndicats réclament eux l’abandon de la réforme. « Petit à petit, on est en train de faire la démonstration que cette réforme n'est pas du tout adaptée à la période, en plus de son injustice initiale », a dénoncé Laurent Berger, à la tête de la CFDT (voir ci-dessous). Un simple report est jugé « scandaleux, compte tenu de la situation », juge pour sa part le numéro 1 de la CGT, Philippe Martinez.
Quant à la question de la réforme des retraites, « elle a très peu été évoquée », selon Geoffroy Roux de Bézieux.
Sur le plan sanitaire, le responsable du Medef a mis en garde sur les conséquences d’un nouveau confinement, aujourd’hui évoqué. « Si des mesures sanitaires devaient être prises dans les jours qui viennent, la situation n’est pas la même qu’en mars pour les entreprises. (…) En mars, les entreprises étaient en pleine santé. Des mesures de reconfinement dures n’auraient pas du tout les mêmes conséquences » selon Geoffroy Roux de Bézieux.
Au sujet du télétravail, mesure utile pour lutter contre la propagation du virus, le Medef souligne que « depuis 15 jours, il y a une énorme accélération dans toutes les entreprises. Mais ce n’est que 30% des emplois dans le privé », « 70% des emplois ne sont pas télétravaillables ». « La solution c’est de continuer l’activité économique. Il faut trouver le bon curseur entre économie et santé » selon Geoffroy Roux de Bézieux, qui ajoute :
Si on revient à un confinement sur le modèle de mars, on risque un écroulement de l’économie. (Geoffroy Roux de Bézieux)
Laurent Berger juge cependant qu’il y a « encore beaucoup d’efforts à faire » sur le télétravail comme « la reconnaissance des travailleurs de deuxième ligne », sur lesquels une mission a été lancée.
Le responsable syndical « réclame des mesures de clarté » sur la question du télétravail. « Il nous est répondu qu’il faut le fixer entreprise par entreprise. Mais on ne fera pas l’économie d’un cadrage beaucoup plus serré, je crois. C’est aussi l’objectif de la négociation. Mais le patronat est assez peu proactif sur la question du télétravail » pointe-t-il. Laurent Berger ajoute qu’« il faut un encadrement et un peu de clarté ».
« Il y a la nécessité d’un accord national interprofessionnel » ajoute pour sa part Philippe Martinez, « le Medef a refusé très longtemps d’engager ces négociations, dont l’issue n’est pas assurée, car il refuse toujours d’avoir un accord-cadre national ».