Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Si pour Éric Woerth, le choix de d’Emmanuel Macron de ne pas reconfiner les Français « est une bonne nouvelle » notamment pour l’économie du pays, c’est également « un pari », celui du « vaccin ». « Transformer, en production industrielle, un outil de recherche aussi vite, c’est évidemment un pari totalement inédit ». C’est la raison pour laquelle, le député de l’Oise pense que la France « va échapper à un reconfinement ».
Alors qu’une centaine d’économistes proposent l’annulation de la dette covid européenne, pour le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il s’agirait « d’une solution laxiste ». « Quand c’est laxiste, c’est un peu démagogique […] C’est évidemment tellement simple de dire à la population : cet argent, on le dépense mais on n’aura jamais à le rembourser ».
Pourtant cette idée est reprise même au sein de sa famille politique. Guillaume Peltier, vice-président délégué des Républicains, a considéré que la dette covid « était une dette de guerre » qu’il fallait l’isoler des comptes publics afin qu’elle devienne une dette perpétuelle. « Je ne suis pas d’accord avec lui […] c’est une route trop facile […] on ne peut pas considérer que cette dette ne sera pas remboursée. On ne peut pas transformer ça en dette perpétuelle […] On paye ça très cher. Il y en a eu plein dans le passé et elles se sont toutes mal terminées […] Et puis cette dette perpétuelle attaque la crédibilité d’un pays […] Il est impossible de financer quoi que ce soit avec une dette perpétuelle […] C’est l’ensemble de la richesse des Français qui sera impactée » a-t-il objecté.
Éric Woerth précise également « qu’en réalité, les Etats ne remboursent pas leur dette. C’est juste une manière de dire les choses. Elle est un peu perpétuelle. Mais, il y a une très grosse différence avec ce que proposent un certain nombre (de personnes). C’est que vous avez bien une échéance. A cette échéance, vous renégociez la dette. C’est un rendez-vous avec la confiance des marchés ».
Ce week-end, le Haut-commissaire au plan, François Bayrou a évoqué une possible hausse des impôts à l’avenir. Le maire de Pau en charge d’une mission de prospective sur la politique de l’Etat, avec le « concours de France Stratégie », s’est également montré favorable au retour de la proportionnelle aux élections législatives. « Moi, j’aimerais bien que François Bayrou s’occupe plus de France Stratégie et moins de la proportionnelle […] Il est là pour éclairer les choses pas pour avoir un débat politique sur des promesses faites pour des alliances politiques […] France Stratégie, ce n’est pas un parti politique, c’est un organe au service de tout le monde » a-t-il taclé.