Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Vincent Capo-Canellas est critique sur la motion de censure commune PS-PC-FI. Pour lui, mieux vaut « se concentrer sur les solutions pour sortir de cette crise perpétuelle. »
Il constate un décalage entre « des compatriotes révoltés en attente de solutions » et les « joutes parlementaires. » Selon lui, les assemblées ont « un devoir collectif de répondre aux attentes. »
La motion de censure est « contradictoire » et relève d’une « alliance sur le moment pour exister. » Le sénateur déplore que « la gauche essaye d’exister et de surfer sur les Gilets jaunes qui ne veulent pas être récupérés. »
Vincent Capo-Canellas considère que « le gouvernement a été extrêmement maladroit » dans sa politique fiscale. Le problème tient à la fiscalité des classes moyennes, de « ceux qui travaillent et sont surfiscalisés. » Il envisage une refonte du barème d’imposition.
Vincent Capo-Canellas considère que le Président est plus à l’écoute, mais que « le dialogue avec le parlement, c’est au Premier ministre et au gouvernement de le faire. » À ce titre, il reste encore « beaucoup d’efforts à accomplir. »
Le sénateur déplore un manque d’écoute des ministres face au Sénat, ces derniers « viennent et lisent des fiches. » Il conclut qu’il faut « sortir d’une vision techno dans les discussions avec le parlement » au profit du « vrai débat politique. »
Le sénateur appelle également le Président Macron à écouter le Sénat, « qui n’est pas une institution politiquement alignée. » Suite aux annonces de lundi, il « attend un projet de loi » et espère « du temps pour le parlement de travailler. »
Vincent Capo-Canellas considère qu’« il fallait un Canadair pour éteindre l’incendie » et que « le Président a été un bon pilote de Canadair. » Cependant, il craint que les mesures ne placent la France « dans une situation difficile en Europe. » Il alerte : « Nous serons à la merci des taux d’intérêt. »
La France dépassera les 3 % de déficit autorisés, ce qui a été confirmé par Pierre Moscovici face à la commission des finances hier (voir notre article). Ainsi, le pays « devra se remettre dans les clous » et « n’échappera pas à un collectif budgétaire début 2019. »