Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Flora Sauvage
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Malgré le déconfinement, la mesure reste de mise. Depuis le 17 mars, date de la mise en place du confinement, le nombre de personnes à des obsèques est limité à 20 proches. Des funérailles dans la plus stricte intimité, pour limiter la propagation du nouveau coronavirus. Annick Billon, sénatrice Union centriste de Vendée, estime qu’avec ce dispositif « on a fait subir une violence supplémentaire à beaucoup de gens qui n’ont pas pu dire ‘au revoir’ à leurs proches ».
Jusqu’au 2 juin, les cérémonies funéraires dans les cimetières sont limitées à 20 personnes, employés des pompes funèbres compris, et ce nombre est encore plus réduit dans les crématoriums dont certains tournent avec une vingtaine de crémations par jour.
Pour rétablir « un peu d’humanité », la sénatrice de Vendée souhaite supprimer cette limite afin que tous les proches puissent assister aux funérailles du défunt. Car la mesure pénalise les familles nombreuses, à titre d’exemple, Annick Billon vient d’une famille de 7 enfants : « Si l’on compte les conjoints et les petits-enfants, on est déjà trop nombreux pour assister à une sépulture ».
Si l’interdiction des cérémonies religieuses jusqu’au 2 juin semble « logique » à la sénatrice, puisqu’il est difficile de respecter le nombre maximum de 10 personnes lors de ces évènements, Annick Billon est « désolée » de voir la limite de 20 personnes aux obsèques perdurer au-delà de la période du confinement stricte qui a pris fin le 11 mai.
Alors qu’un cluster, un regroupement de cas, a vu le jour à Eglise-Neuve-de-Vergt en Dordogne après des obsèques le 24 avril, la sénatrice rappelle que le virus s’est propagé car « les personnes qui ont assisté aux obsèques n’ont pas respecté les consignes » et que plusieurs dizaines de personnes se sont regroupées au domicile du défunt.
Une « restriction qui paraît excessive au regard de l’importance que ces cérémonies revêtent pour les membres d’une famille endeuillée », estime la sénatrice dans un courrier adressé à Christophe Castaner, le ministre de l’intérieur, le 29 avril. Annick Billon réclame l’assouplissement de la limitation à 20 personnes pour y suppléer par exemple un critère de proximité avec le défunt.
« Accompagner nos défunts jusqu’au bout est un rituel cardinal pour nombre de nos concitoyens et constitue pour les membres de la famille absents une souffrance supplémentaire dont il est possible de se garder » estime Annick Billon qui met en avant la difficulté à faire son deuil et les séquelles qui subsisteront chez les personnes qui n’auront pu assister à la sépulture d’un proche.