Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
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« Benoît, si tu avais été battu par Manuel Valls à la primaire, tu aurais soutenu Manuel Valls contre Jean-Luc Mélenchon ? » Alexis Corbière interpelle le candidat PS à la présidentielle pour étayer sa critique des primaires, « ce système de dingue ». Une question rhétorique. « Benoît Hamon prend beaucoup de mots de Jean-Luc Mélenchon », indique l‘auteur de « Le Piège des primaires ».
Autre cible du porte-parole du leader de La France insoumise : les sondages. Il fustige une « sondocratie » : « C’est un problème démocratique qu’on veuille nous imposer un type de deuxième tour uniquement en fonction des sondages. » Si les sondages ne prévoient pas Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour, ils le placent désormais devant Benoît Hamon au premier tour. Et là, Alexis Corbière ne peut s’empêcher de se réjouir : « Les sondages montrent que nous sommes en dynamique.» La sondocratie n’a visiblement pas que du mauvais.
Une dynamique qu’il justifie par le fait que son candidat « ne parle pas seulement à la gauche ». Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon confie que les « affaires » lui ont permis de grappiller quelques voix à droite. « Beaucoup de gens utilisent leur bulletin de vote pour dégager une classe politique qu’ils jugent liée à la Ve République. L’issue peut être violente ou pacifique et démocratique », avertit toutefois Alexis Corbière.
Ce danger, c’est Marine Le Pen, mais aussi Emmanuel Macron et Benoît Hamon, « les deux candidats du gouvernement ». Un gouvernement vis-à-vis duquel il est particulièrement véhément : « Hollande a abusé pendant 5 ans de sa position de Président. » Interrogé au sujet du cabinet noir que François Fillon accuse le président de détenir, il botte en touche : « La véritable manipulation ce n’est pas ce cabinet noir, c’est son gouvernement. »
Enfin, Alexis Corbière s’est attaqué à François Fillon, « ce candidat qui va s’enrichir sur l’affaiblissement de l’Etat ». Ces accusations de cabinet noir ? « C’est grave » L’affaire des costumes ? « C’est terriblement grave » S’il estime que « c’est à la droite de décider » de maintenir ou non la candidature de l’ancien Premier ministre, il « juge qu’avec (son) bulletin de vote il faut dégager M. Fillon ». Et voter Jean-Luc Mélenchon.