Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Océane Blanchard
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Mila, c’est une lycéenne homosexuelle qui a été menacée de mort et a dû être déscolarisée après avoir tenu en live sur son compte Instagram des propos insultants sur l’Islam. Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une pour menaces de mort, l’autre pour provocation à la haine raciale.
Après ses propos sur les réseaux sociaux, la jeune femme a été harcelée et sa vidéo reprise et diffusée sur tous les réseaux sociaux. « Je recevais 200 messages de haine à la minute » raconte-t-elle. Un responsable du Centre Français du Culte Musulman (CFCM), Abdallah Zekri, a lui aussi relancé la polémique en estimant « qu’elle l’avait cherché ».
Mais dernière en date a avoir provoqué un tollé sur cette affaire explosive, la garde des Sceaux Nicole Belloubet, invitée d’Europe 1. La ministre de la Justice a ainsi déclaré que « l'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave », provoquant des réactions nombreuses l’accusant de défendre l’interdiction de blasphème.
« Cadenasser » le débat public
Une déclaration grave pour le député Les Républicains Guillaume Larrivé. « Il y a une espèce de chape de plomb, de tendance à la censure qui est absolument inquiétante dans notre pays » déclare-t-il. « Ce qu'elle a dit est complètement hallucinant. Elle a dit exactement le contraire de ce qu'une garde des Sceaux aurait dû dire. En droit français, le blasphème il n'est pas interdit. »
« La déclaration de la garde des Sceaux a participé de cette ambiance de soumission Houellebecquienne » pour Guillaume Larrivé, qui dénonce des « injonctions » à se taire et pointe les propos « honteux » d’Abdallah Zekri.
« On a le droit de critiquer même de manière impolie la religion musulmane. Cette jeune fille Mila a exercé complètement son droit à la liberté d'expression » ajoute le député LR. « Je ne voudrais pas que cette chape de plomb de la censure ait pour effet de cadenasser le débat public et d'interdire toute expression critique de la religion musulmane. »