Politique
Invité de la matinale de Public Sénat, le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel a demandé la démission d’Emmanuel Macron et l’organisation de nouvelles élections.
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Par Public Sénat
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Serait-ce le retour du plan B ? La conférence de presse offensive de François Fillon de lundi dernier, qui aurait dû sceller l’unité de son camp et relancer la campagne, semble en tout cas ne pas avoir produit tous ses effets. Les remontées du terrain et les enquêtes d’opinion ont continué la semaine dernière à jeter le trouble chez un certain nombre de parlementaires de droite.
Selon nos informations, une petite trentaine d’entre eux se réuniront ce lundi soir, soit un peu moins de 10% de leurs effectifs. L’objectif serait d’adopter une position commune et de réfléchir à la suite de la campagne présidentielle, qui reste suspendue à une décision du parquet national financier.
Le député du Rhône Georges Fenech, qui avait été le premier à réclamer ouvertement une alternative à la candidature de François Fillon, fera notamment partie des présents, de même que le sénateur de la Côte-d’Or Alain Houpert, qui lui avait emboité le pas le 1er février. Contacté par Public-Senat.fr, le sénateur continue de tirer la sonnette d’alarme dans son camp : « Notre candidat est de plus en plus affaibli […] Ça va de mal en pis. Les gens espéraient une alternance, la situation se transforme en cauchemar. »
Pour Alain Houpert, la campagne de François Fillon est devenue inaudible : « Il ne peut pas parler de ce qui préoccupe les Français, il est dans une situation défensive ».
« Les parlementaires commencent à ne plus soutenir de manière inébranlable ce candidat », juge cet ancien soutien de Nicolas Sarkozy. « Ça commence à bouger », assure-t-il, convaincu qu’il est « urgent d’agir » face aux « incertitudes judiciaires ».