Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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François Grosdidier considère que les événements récents ouvrent « une saison 2 dans l’affaire Benalla. » Il déclare qu’« à chaque fois que la commission des lois veut fermer le dossier, elle ne le peut pas. » Pour lui, « le Sénat n’en fait pas trop, il recherche la vérité, ce qui est dans sa mission de contrôle. »
Fait nouveau, François Grosdidier parle de « saisir la justice sur d’éventuels faux témoignages. » Éventuels faux témoignages d’Alexandre Benalla lui-même, qui déclarait avoir rendu les passeports, ainsi que du Secrétaire général Alexis Kohler et du Directeur de cabinet Patrick Strzoda. Le sénateur estime que « la commission a été baladée. »
Sur la date de remise du rapport, François Grosdidier est incertain. La commission, lancée en juillet « arrive au bout, donc elle va rendre son rapport. » Mais, précise-t-il, « si Benalla ouvre une nouvelle saison, on fait comment ? Soit on l’inclut, soit on ouvre une nouvelle commission. » À l’heure actuelle, le sénateur « ne sait pas » quel sera le dénouement.
Sur le grand débat national, François Grosdidier est « assez sceptique. » Il y participera « peut-être, comme tout le monde. » Il considère que « la France ne peut pas continuer à être bloquée comme ça », mais craint « une opération marketing » de la part du gouvernement. À titre personnel, « il a du mal à croire en la sincérité de la démarche. »
Selon François Grosdidier, « la démocratie représentative ne fonctionne pas. » Pourtant, constate-t-il, « les parlementaires font leur boulot », mais c’est « l’exécutif [qui] n’écoute pas. » Pour lui, « le pouvoir est technocratisé », « il suffirait qu’il écoute pour que cela fonctionne mieux. » Il conclut en déclarant qu’il faut « remettre en route la démocratie. »
Dans ce débat, « le Sénat a un rôle fondamental à jouer » selon François Grosdidier. Dans la Ve République, « le Sénat a toujours été le poil à gratter de l’exécutif et de l’administration. » Il déplore que le Président veuille « reléguer le Sénat au rang d’un simple conseil consultatif. »