Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Mathieu Darnaud, membre de la commission des lois qui a auditionné Alexandre Benalla, réagit aux nouvelles révélations sur les contrats russes. Il rappelle qu’Alexandre Benalla avait « largement affirmé » ne pas avoir signé de contrats pendant sa mission à l’Élysée. Il avait également « balayé les questions qui lui avaient été posées sur ce sujet ».
Sur une éventuelle saisine du parquet pour parjure, le sénateur considère qu’ « il ne [lui] appartient pas de le faire » et s’en remet aux rapporteurs et au Président Bas. Mathieu Darnaud met en avant « le sérieux du travail du Sénat », qui avait été mis en cause à plusieurs reprises. Il considère que « la qualité des travaux contrarie les positions prises à l’époque ».
Sur le mouvement des Gilets jaunes, Mathieu Darnaud considère qu’élargir le droit de pétition est « très utile ». Il est favorable à « tout ce qui peut permettre d’associer les citoyens et de peser sur le débat démocratique ». La proposition de Gérard Larcher de renforcer le droit pétitionnaire (voir notre article) est « intéressante » et « va dans le bon sens ».
Le rôle du Sénat dans la sortie de cette crise sera « essentiel ». Mathieu Darnaud rappelle que « la crise est partie des territoires et de la ruralité ». Il se félicite que « le Président redécouvre l’importance des élus [qui] entretiennent un lien de proximité ». Pour lui, « le rôle du Sénat est de porter les problèmes et de faire en sorte qu’ils soient débattus au Parlement ».
Mathieu Darnaud « condamne » toutes les violences contre les élus. Il déclare que « nous ne sortirons de ces sujets que par le haut ». Le sénateur souhaite entrer dans un temps « de l’apaisement, de l’écoute et de la prise en compte des revendications ».
Les élus sont des cibles « symboliques », contre lesquelles s’exprime « la violence de la société ». Pour Mathieu Darnaud, il faut « condamner collectivement » car « ce n’est pas la bonne manière de se faire entendre ». Il propose de « redéfinir ce qui fait sens et qui fait société » face à « ce qui est anxiogène ». C’est là où « le Sénat est important ».