Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Les privatisations d’ADP et de la FDJ, retirées de la loi Pacte par les sénateurs, sont de retour à l’Assemblée nationale. Pour Xavier Iacovelli, « on est sur l’enterrement de l’état stratège » et « dans l’incompréhension générale ». Il poursuit : « On n’a jamais vendu un monopole industriel qui était rémunérateur ».
Pour le sénateur, « aujourd’hui, l’État gagne de l’argent avec ADP et FDJ. Il va les vendre pour financer un fonds d’investissement pour l’innovation, qui va rapporter la même chose ».
Pour lui, « ADP est encore plus stratégique » car « c’est l’entrée sur la capitale, l’entrée sur le territoire ». De plus, selon lui, « on sait que, d’ici 2030, il y aura une expansion, ils vont devenir les premiers aéroports européens ». Dans ce cadre, « pourquoi est-ce qu’on se sépare d’une manne financière importante, de la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État ? »
Pour Xavier Iacovelli, « les arguments de Bruno Le Maire « ne convainquent pas le Sénat ». Il trouve même « cocasse » que la droite vote contre les privatisations et salue « l’alliance droite-gauche sur le sujet ».
Concernant FDJ, le sénateur a les mêmes craintes : « Pourquoi vendre une entreprise qui rapporte à l’État ? » Pour lui, cela révèle « un vrai souci sur la stratégie globale des entreprises publiques ». Sur FDJ, à la question financière se surajoute la question de la santé publique, avec l’addiction aux jeux.
La loi mobilités était cette semaine en commission au Sénat. Xavier Iacovelli rappelle qu’ « à l’origine, le texte répondait à une vraie demande : la crise des Gilets jaunes et celle de la désertification ».
Il regrette que « Bercy ait eu le dernier mot », mais compte sur le travail parlementaire pour remettre la loi « dans le bon sens ».
Il prévient d’avance : « Si l’Assemblée nationale détricote ce que le Sénat a proposé, on ne pourra pas soutenir ce texte. »
Pour Xavier Iacovelli, le texte, tel qu’issu de l’Assemblée, « ne répond pas aux enjeux ». Les apports de la commission ont permis « des améliorations », notamment sur son financement. La principale mesure : flécher les 1 milliard de la TICPE vers les infrastructures.
Le sénateur déplore que « le gouvernement fasse des réponses à l’émotion ». Il regrette : « Cette loi met le financement de côté. On devrait investir dans les infrastructures et pas laisser faire des mesurettes comme dans cette loi. »
Xavier Iacovelli réaffirme la nécessité « de soutenir, de former et d’accompagner » nos forces de l’ordre. Pour autant, « l’utilisation des LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre », puisqu’ « on peut faire du maintien de l’ordre sans LBD ».
Le sénateur rappelle que « c’est une arme qui est mutilante gravement ». Certes, reconnait-il, « des blessés en manifestation, il en existe partout », mais « des blessés graves, c’est assez rare ». D’ailleurs, considère-t-il, « ce n’est pas anodin que l’Europe demande une enquête » et que l’ONU et le Défenseur des droits se saisissent du sujet.
Pour lui, « il faut stopper l’escalade de la violence », en sollicitant « plus d’effectifs et moins d’armes comme les LBD ». Le sénateur constate que « les forces de l’ordre sont stigmatisées à cause des LBD » et propose le recours à d’autres moyens « pour que la relation avec la population s’améliore ».