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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Invité de Bonjour chez vous, la matinale de Public Sénat, ce jeudi 11 février, le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Julien Bayou, a salué le choix du gouvernement d’abandonner le projet de quatrième terminal à l’aéroport de Roissy. « C’est une très belle victoire des écologistes » se réjouit celui qui est aussi candidat écologiste pour les régionales en Ile-de-France. « Il y a eu beaucoup de mobilisations. Je pense à la coordinatrice qui a fait de longues heures de garde-à-vue pour dénoncer ce projet idiot qui allait augmenter les émissions de gaz à effet de serre et créer de nombreuses nuisances, avec les couloirs aériens », souligne Julien Bayrou. Selon lui, « il était temps d’arrêter pour le climat. C’est aussi une question de bon sens. Avec la crise sanitaire, il y a un effondrement du trafic aérien qui ne va pas reprendre tout de suite ».
L’annonce a été faite au Monde par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. « Le gouvernement a demandé à ADP d’abandonner son projet et de lui en présenter un nouveau, plus cohérent avec ses objectifs de lutte contre le changement climatique et de protection de l’environnement », a-t-elle affirmé.
Julien Bayrou ne voit pas pour autant « de pas positif » de la part du gouvernement. Car que ce soit pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, à Nantes, ou le T4, « pour l’instant, ce sont des abandons ». Sur le T4, « ajouter 500 avions, qui vont créer des nuisances nocturnes, personne n’en veut ». « Nous attendons toujours des gestes positifs, comme la suppression des lignes intérieures quand vous avez une solution en train en 3 ou 4 heures ».
Dans le projet de loi climat, présenté hier en Conseil des ministres, le seuil fixé pour la suppression de lignes intérieures est de 2h30, « sauf pour toutes les correspondances. Donc il n’y a pas de véritable avancée », estime Julien Bayou. « Le Paris-Bordeaux, alors que vous avez un TGV, continuera de plus belle. Ou Nice-Monaco, 6 minutes d’hélicoptère, toutes les heures, 600 euros. Donc 100 euros la minute. Ça continue, alors qu’on peut y aller en bus en 30 minutes. A un moment, il faut retrouver les pieds sur terre » dénonce l’écologiste.
Concernant les élections régionales de juin prochain, le candidat attaque la présidente sortante de la région. « Le bilan de Valérie Pécresse, c’est la moitié des gens qui veulent quitter la région. C’est une région repoussoir », lance Julien Bayrou, qui souhaite « mettre en place des indicateurs de bonne santé » notamment sur la pollution, pour améliorer les conditions de vie.
Dans le scrutin, Julien Bayou bénéficie du renfort – et du retour – de l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, présent sur sa liste dans les Yvelines, tout comme du soutien de Corinne Lepage et de son parti Cap 21. « Hier, c’était assez émouvant. Benoît Hamon mais aussi Corinne Lepage, deux anciens ministres de parcours sensiblement différents, qui disent qu’il y a une urgence », salue Julien Bayou, qui assure qu’il ne faut pas interpréter au-delà cette alliance : « Beaucoup veulent se projeter sur la présidentielle. Mais ne nous trompons pas d’élection ». Le numéro 1 d’EELV a-t-il par ailleurs des discussions avec Audrey Pulvar, candidate PS pour les régionales en Ile-de-France, et Clémentine Autain, candidate pour La France Insoumise ? « On échange très cordialement », assure Julien Bayou. Mais quoi qu’il arrive, « il y aura une liste écolo » aux régionales.