Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Édouard Philippe rappelle « la nécessité d’une politique publique de sécurité routière efficace et ambitieuse. » Pour lui, l’essentiel est de « ne pas céder à la résignation. » Le Premier ministre déclare : « On peut faire mieux et on doit faire mieux. »
Le plan, présenté en 2017, comprenait des mesures sur la vitesse, le téléphone portable, les addictions et la protection des piétons. Ces décisions ont été « très commentées » selon le Premier ministre. Mais la plus commentée fut la baisse de 90 à 80km/h sur les axes secondaires.
Édouard Philippe comprend que cette décision ait suscité « l’incompréhension et la colère. » L’objectif est donc, maintenant, « d’apaiser la colère. » Dans le cadre du grand débat, « il est juste que les Français puissent s’exprimer », surtout que « la voiture fait partie de [leur] quotidien. »
C’est ainsi qu’il présente les résultats de 2018, « historiques ». Le Premier ministre annonce qu’ « il n’y a jamais eu aussi peu de morts sur les routes » avec des chiffres à l’appui : 3 259 personnes ont perdu la vie, c’est 189 morts et 3 950 blessés de moins qu’en 2017.
Une preuve que « nous sommes capables de réduire la mortalité, le nombre d’accidents et leur gravité. » Selon le Premier ministre, on constate « la mortalité la plus basse jamais enregistrée », avec 1 739 tués contre 1 820 en 2017 et 116 vies épargnées depuis juillet.
Édouard Philippe est ainsi venu « rendre des comptes » et remercier un grand nombre d’acteurs : les policiers, gendarmes, pompiers, mais aussi les conseils départementaux, les associations et les automobilistes. Ces derniers, « en respectant la loi, permettent d’atteindre ces objectifs. »
Toutefois, le Premier ministre « appelle chacun à la vigilance et à la responsabilité. » Surtout dans un contexte de dégradation des radars, lié aux mouvements sociaux. « La détérioration des radars conduit à une augmentation de la vitesse moyenne » et, in fine, du risque d’accident.
Il déclare, par la même occasion, que le surplus des amendes servira à financer des projets autour des accidentés de la route. Un fonds de 26 millions d’euros sera « mis à la disposition des établissements et des associations » via un appel à projets lancé en février.
Au cours du mois de février, Édouard Philippe « fera connaître les chiffres de la mortalité routière aux Présidents de conseils départementaux. » Ainsi, selon lui, « chaque Président de département pourra réagir et faire part de ses propositions. »
Édouard Philippe assume : « Nous avons pris une décision que nous savions impopulaire et qui s’est révélée impopulaire. » Il constate qu’elle « produit des résultats. » Toutefois, il alerte : « Ne baissons pas la garde. Ces chiffres sont historiques, mais il faut qu’ils s’inscrivent dans la durée. »